Canton de Nidwald

15 avril 2019 14:41; Act: 15.04.2019 15:29 Print

Deux ans à l'ombre pour lui avoir fait vivre un enfer

Un quinquagénaire a mal vécu la séparation d'avec sa compagne en 2016. Ses tentatives pour la reconquérir ont pris la forme d'un harcèlement qui a duré presque six mois.

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Le prévenu rôdait près du domicile de sa victime, malgré une interdiction des autorités. (Photo: Keystone)

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Un homme de 59 ans qui harcelait son ancienne partenaire a été condamné à deux ans de prison par le tribunal cantonal de Nidwald. Il a l'interdiction de s'approcher d'elle à moins de 200 m pendant trois ans.

Le tribunal a ordonné que la peine de prison soit suspendue au profit d'une mesure thérapeutique stationnaire, peut-on lire dans le jugement publié lundi. Les 122 jours de prison préventive seront déduits de sa peine. L'homme doit s'acquitter d'une amende de 4000 francs.

Le quinquagénaire a été notamment reconnu coupable d'escroquerie, d'atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, de menaces et d'infractions à la loi sur la circulation routière. Il avait mal vécu la séparation d'avec sa compagne en 2016. Ses tentatives pour la reconquérir ont pris la forme d'un harcèlement qui a duré presque six mois.

Une torture

Avec la fin de la relation, la vie de la femme est devenue une véritable torture, selon l'acte d'accusation. L'homme lui a envoyé des lettres d'amour, des photos datant de leur vie commune, des fleurs, du chocolat, mais aussi des préservatifs et des médicaments psychotropes. Elle recevait aussi jusqu'à douze courriels par jour, dont certains avec des photos de deux pierres tombales et des menaces.

Malgré une interdiction des autorités, le prévenu rôdait près du domicile et du lieu de travail de son ex-compagne. Afin de la localiser, il avait placé un émetteur GPS sur sa voiture. Il l'a suivie avec sa voiture et son vélomoteur en commettant à plusieurs reprises des infractions à la loi sur la circulation routière avec des coups de frein intempestifs ou en lui bloquant la route.

La défense avait plaidé une peine pécuniaire et une interdiction de s'approcher d'elle à moins de 200 m pendant trois ans. Le Ministère public avait requis deux ans de prison, une mesure thérapeutique stationnaire et une interdiction de périmètre (200 m) et de contact pendant cinq ans.

(nxp/ats)