Santé

08 juillet 2014 08:22; Act: 08.07.2014 12:03 Print

Hausse des cas de chikungunya en Suisse

Au 1er juillet 2014, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recense déjà 15 cas d'infection au virus, soit trois fois plus que sur la même période de l'année précédente.

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Le moustique-tigre est le vecteur de la maladie. (Photo: Wikipédia)

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La hausse des infections au virus chikungunya - transmis par le moustique-tigre - est liée à l'expansion de l'épidémie dans les autres pays, notamment en Asie, dans les Caraïbes et en Amérique centrale, a expliqué à l'ats Daniel Koch, chef de la division des maladies transmissibles à l'OFSP.

La maladie sévit en particulier depuis deux mois dans les quartiers pauvres d'Haïti. Le virus a été identifié pour la première fois en mai dans les Caraïbes et depuis lors, des dizaines de milliers de personnes ont été infectées. Parmi elles, une partie des cas recensés en Suisse, précise M. Koch.

Rien à voir avec les moustiques «suisses»

Cette hausse n'a cependant rien à voir avec les moustiques «suisses». Même si le moustique-tigre est présent dans le pays, il n'est pas porteur de la maladie. En novembre 2013, des oeufs de cet insecte avaient été découverts au nord des Alpes.

Vu que la bestiole, originaire des forêts tropicales d'Asie du sud-est, apprécie les régions chaudes, une éventuelle population de moustiques-tigres ne survivrait pas à l'hiver dans nos régions, avait conclu l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Rarement mortel

Le moustique-tigre peut transmettre des maladies qui étaient jusqu'ici inconnues en Suisse, comme la fièvre de Chikungunya ou la dengue. En piquant une personne atteinte, l'insecte peut devenir porteur du virus.

Rarement mortel, le chikungunya engendre de la fièvre et des douleurs articulaires sévères, ainsi que des maux de tête, des nausées ou des accès de fatigue notamment.

A l'instar du chikungunya, le nombre de cas de dengue, également véhiculée par le moustique-tigre, progresse en Suisse. Même si l'OFSP comptabilise moins de cas cette année au regard de 2013, soit 62 contre 177, l'augmentation au cours des dernières années est fulgurante: alors que l'OFSP en enregistrait par exemple cinq en 2004, il en recense 102 en 2012 et 177 l'année suivante.

Là aussi, la hausse s'explique par la croissance de l'épidémie dans certains pays tropicaux, rassure M. Koch.

(ats)