Bâle

06 novembre 2018 17:26; Act: 06.11.2018 19:36 Print

Forte hausse du nombre d'intoxications au GHB

L'an dernier, l'hôpital univeristaire de Bâle a testé quatre fois plus de femmes positives à la drogue du violeur qu'en 2015 et 2016. Faire un lien avec des agressions sexuelles reste cependant difficile.

Voir le diaporama en grand »

Une faute?

Une évolution inquiétante a été révélée à l'hôpital universitaire de Bâle (USB). Depuis deux ans, le nombre de patientes testées positives à la drogue du violeur (lire encadré) a drastiquement augmenté, rapporte lundi «bz Basel». L'an dernier, 21 cas ont été enregistrés contre 5 en 2015 et en 2016.

Eliminée après 6 à 8 heures

Ces chiffres paraissent d'autant plus étonnants que rien ne laisse supposer une hausse de la consommation volontaire de GHB. «En Suisse, ce produit ne figure pas parmi les stupéfiants les plus consommés», confirme Anne Tschudin, porte-parole du département bâlois de la santé. Dans son rapport, l'USB pense que la majorité des patientes positives à la drogue du violeur ont subi une agression. Mais ceci n'est qu'une supposition, difficilement prouvable.

Margit Becker, de l'aide aux victimes des deux Bâle, précise: «Lorsqu'on trouve des traces de GHB dans le sang, on peut le mettre en lien avec une agression sexuelle. Mais c'est souvent très difficile parce que la drogue est totalement éliminée du corps après 6 à 8 heures.»

Aucun souvenir

Les effets du GHB se manifestent en général très rapidement: étourdissements, nausées peuvent s'intensifier jusqu'à la perte de connaissance. En très peu de temps, les victimes perdent le contrôle de leur corps, sont manipulables et ne peuvent plus se défendre. Dès que les effets s'estompent, nombreux sont ceux qui souffrent d'un gros trou de mémoire. Roland Bingisser, médecin-chef des urgences de l'USB, confirme: «La plupart des patients ne se souviennent de rien.» En cas de soupçons de viol, les médecins conseillent aux patients de porter plainte auprès de la police. Roland Bingisser note cependant qu'il est parfois difficile de savoir si les personnes ont réellement ingurgité du GHB contre leur gré. A petites doses, explique-t-il, cette substance provoque des sentiments positifs.

(mis/ofu)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • la fouine le 06.11.2018 18:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    drogue du tricheur

    Le ghb ou son dérivé le gbl est consommé de façon volontaire en soirée, probablement plus que ce que l'on imagine. Cette drogue ne laisse aucune trace et n'est pas dépistée lors des contrôles de police, ce qui constitue la meilleure alternative au personne qui ne veulent pas se faire pincer ou qui sont sous le coup d'un retrait de permis et contrôlé régulièrement.

  • DD le 06.11.2018 17:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A sois même

    Ne pas oublier dans les statistiques que le GHB est aussi utilisé par des droguer a but purement récréatif.

  • Chris le 06.11.2018 18:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    triste réalité

    Je minimise pas le risque d'agression sexuelle, mais quand tu vois le nombre de consommateurs (hommes et femmes) en soirée pour se défoncer... Ben c'est pas étonnant. D'ailleurs je suis plutôt étonné qu'il y a pas plus de cas que ça!

Les derniers commentaires

  • Joran Dagobin le 07.11.2018 00:42 Report dénoncer ce commentaire

    Et les hommes?

    Cette étude ignore les hommes victimes du GHB. C'est assez peu sympa.

  • blin blin le 06.11.2018 19:01 Report dénoncer ce commentaire

    bref

    le laissez aller de la justice voila les résultats

  • Rob le 06.11.2018 18:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    GHB

    Cette augmentation a un lien avec une réalité, laquelle ? Le GHB est potentiellement utilisé par des hommes, j'imagine. Pourquoi ce phénomène prend une telle ampleur ces deux dernières années ? Les Suisses deviennent-ils des agresseurs sexuels fous au point d'utiliser ce produit ? Où peut on se le procurer, dans quel milieu, toxico....., festif, etc.... ? Il y a une raison objective à cet état des faits. Une idée me viens à l'esprit, mais je dois vérifier plein de paramètres... La situation personnelle et sociale des agresseurs, son éducation et sa religion sont trois éléments constitutifs au passage à l'acte.

  • la fouine le 06.11.2018 18:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    drogue du tricheur

    Le ghb ou son dérivé le gbl est consommé de façon volontaire en soirée, probablement plus que ce que l'on imagine. Cette drogue ne laisse aucune trace et n'est pas dépistée lors des contrôles de police, ce qui constitue la meilleure alternative au personne qui ne veulent pas se faire pincer ou qui sont sous le coup d'un retrait de permis et contrôlé régulièrement.

  • Romain le 06.11.2018 18:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Genève et Zurich

    sont deja les villes championnes pour la drogue, le palmarès est complet.

    • Ex-Lausannois le 07.11.2018 07:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Romain

      Merci de ne pas mettre Lausanne de côté!