Après l'affaire Nef

04 mars 2011 13:22; Act: 04.03.2011 16:29 Print

Hauts cadres surveillés dès le 1er avril

Le transfert de responsabilité à la Chancellerie des examens de sécurité des hauts cadres de la Confédération aura lieu le 1er avril.

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Roland Nef avait fait les choux gras de la presse. (Photo: Keystone)

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Le Conseil fédéral a différé vendredi de trois mois l'entrée en vigueur de cette recommandation du Parlement consécutive à l'affaire Nef.

Les personnes appelées à occuper un poste important devront passer des contrôles de sécurité avant que leur candidature soit proposée au gouvernement. Pour cette tâche jusqu'alors effectuée par le Département fédéral de la défense (DDPS), ce dernier cède deux postes à la Chancellerie fédérale. Il faut s'attendre à environ 75 contrôles par an, précise le Conseil fédéral.

Pour éviter toute partialité, le DDPS analysera les risques liés aux candidats aux postes de vice-chanceliers. Il continuera de mener tous les autres contrôles de sécurité des collaborateurs de la Confédération qui ne sont pas directement nommés par le Conseil fédéral.

«Conscrits davantage surveillés»

La commission de gestion du Conseil national avait demandé que le DDPS ne soit plus responsable des examens de sécurité pour éviter tout soupçon de partialité envers ses propres employés. Elle avait aussi critiqué le fait que le Conseil fédéral n'avait pas connaissance des procédures judiciaires à l'encontre de Roland Nef lorsqu'il l'avait nommé à la tête de l'armée.

Par ailleurs, dès cet été, le DDPS contrôlera davantage les conscrits lors du recrutement. Il créera 18 postes supplémentaires pour arriver à un total de 30. Le nombre d'examens annuels devrait se monter à quelque 70'000. Les personnes susceptibles de représenter un danger si on leur confie une arme seront ainsi mieux identifiables.

(ats)