Bâle

17 février 2020 19:46; Act: 17.02.2020 19:46 Print

Hooligans devant les juges après une baston géante

Une douzaine de personnes comparaissent ce lundi devant la justice bâloise pour avoir participé à de violents affrontements, en mai 2018, après un match opposant le FC Bâle au FC Lucerne.

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Les images de la baston géante ayant éclaté le 19 mai 2018 à Bâle sont choquantes. Elles montrent des hooligans zurichois, soutenus par des ultras de GC et des ultras allemands de Karlsruhe, s'en prendre à des fans du FC Bâle, après un match entre le FC Bâle et le FC Lucerne. Au total, une nonantaine de personnes avaient été impliquées dans les affrontements. Une douzaine d'entre elles comparaissent ce lundi devant la justice rhénane. Le procès durera dix jours.

Selon l'acte d'accusation, le groupe zurichois, composé d'une quarantaine de personnes, s'était rassemblé vers 23h à quelques centaines de mètres de l'endroit où fêtaient les fans bâlois. Les hooligans portaient des t-shirts blancs portant l'inscription «ZKH». Il s'agit de l'abréviation «Zürichs kranke Horde» (Horde malade de Zurich), le nom d'un groupe de cogneurs connu dans le milieu. Selon l'acte d'accusation, «certains portaient des gants à coque, des protections dentaires, des bandages et des cagoules.» Et: «Le groupe, violent et avide de vengeance pour des affrontements du passé, s'est approché ainsi du lieu des festivités.»

Pare-brise fracassé

Les Bâlois avaient été totalement surpris par l'attaque. Plusieurs d'entre eux avaient été tabassés. Certains avaient même été roués de coups alors qu'ils se trouvaient déjà au sol. En surnombre, les Bâlois étaient néanmoins parvenus à se regrouper rapidement avant de repousser les Zurichois. Ces derniers s'étaient dépêchés de rejoindre leur voiture. Plusieurs vidéos montrent les fans bâlois en train de fracasser les véhicules de leurs agresseurs. Le pare-brise d'une Jeep avait notamment été brisé. Le conducteur était parvenu à s’enfuir en faisant une marche-arrière, percutant trois autos garées.

Interrogés lundi par les juges, plusieurs accusés ont refusé de témoigner. Parmi eux, un jeune homme de 27 ans qui s'était pourtant montré plus loquace lors de son interrogatoire à la police: «La baston était drôle. Une bonne chose, en fait», rapporte «Blick» qui assiste au procès. Un autre prévenu, âgé de 23 ans, nie catégoriquement avoir participé aux affrontements. Pourtant, son ADN a été retrouvé sur les lieux.

Pour l'instant, on ignore quelles peines le Ministère public va demander à l'encontre des accusés.

(lha/ofu)