Suisse

25 juin 2019 09:14; Act: 25.06.2019 09:14 Print

Il faudra déclarer son âge pour mater des vidéos

Les plateformes internet de streaming et les cinémas sont priés de contrôler l'âge de leurs clients à l'avenir.

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La mise en place des ces contrôles ne sera pas aisée. (Photo: Keystone)

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La mise en consultation de la nouvelle loi sur la protection des mineurs a pris fin hier. Parmi les mesures proposées par la Confédération figure l’obligation faite aux fournisseurs de flux vidéo de s’assurer de l’âge des utilisateurs. Cette contrainte toucherait les opérateurs comme Swiss­com, Sunrise ou UPC, qui offrent de la vidéo à la demande, ainsi que Netflix ou encore YouTube. Des amendes jusqu’à 40'000 fr. sont prévues pour les récalcitrants.

Pour la mise en oeuvre de ces nouvelles dispositions, un système comme le contrôle automatique des chiffres de la carte d’identité pourrait être adopté. «Tous ceux qui offrent de tels services de streaming devront s’exécuter», indique Yvonne Haldimann, de l’Office fédéral des assurances sociales.

Fournisseurs pas contents

La branche des télécommunications n’est pas favorable à cette nouvelle loi. L’exigence d’une solution suisse uniforme, qui sera difficile à imposer aux fournisseurs étrangers, n’apporte pas de sécurité. Au contraire, elle affaiblit les fournisseurs suisses. De plus, il semble que les jeunes utilisent peu la vidéo à la demande. «Ils regardent surtout des films à la télévision, sur des plateformes gratuites», commente Christian Grasser, directeur général de l’Association suisse des télécommunications.

Des efforts sont également demandés aux salles de cinéma. Ces dernières devront prouver qu’elles effectuent des contrôles. Mais bonne nouvelle: un mineur accompagné d’un adulte ne devra plus voir son âge contrôlé à l’entrée de la salle.

(ehs/jbm)