Tessin

12 décembre 2019 09:40; Act: 12.12.2019 09:40 Print

Il massacre sa «nonna» au marteau et lui met le feu

Un jeune homme est jugé dès mercredi pour le meurtre de sa grand-mère, survenu en juillet 2018 près de Lugano.

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Le drame avait choqué la communauté de Caslano. (Photo: tio/20minuti)

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Au début, l'affaire avait intrigué les autorités. Au petit matin du 6 juillet 2018, une maison de Caslano (TI) était ravagée par les flammes. À l'intérieur, les pompiers ont retrouvé le corps à moitié calciné d'une octogénaire. Au moment de son décès, la victime ne se trouvait pas dans sa chambre à coucher, une pièce par ailleurs pas touchée par les flammes. La malheureuse avait-elle été intoxiquée par la fumée en sortant de son lit pendant la nuit? Rapidement, les contours du drame ont commencé à se dessiner.

Un jeune homme de 23 ans, le petit-fils de la victime, est apparu comme principal suspect. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, l'individu s'est introduit chez sa «nonna», qu'il a frappée dans la nuque avec un marteau. Une fois l'octogénaire à terre, son petit-fils s'est acharné sur elle une dizaine de fois avant de mettre le feu à son cadavre, pensant ainsi effacer toute trace de son passage. Pour ce faire, le jeune homme s'est servi d'un bidon d'essence pris dans le garage. Le récipient étant quasiment vide, le suspect est allé se servir à la station la plus proche.

Elle lui refuse 200 francs

Trois jours après le drame, le jeune homme domicilié dans la région de Lugano a été arrêté et il a avoué en grande partie les faits. Dès mercredi, il est jugé par la Cour d'assises criminelles de Lugano pour assassinat, incendie intentionnel, atteinte à la paix des morts, infraction et violation à la loi fédérale sur les stupéfiants, annonce Tio/20minuti. Grand-mère et petit-fils entretenaient une relation difficile, ponctuée de frictions pour des raisons futiles. Le jeune homme aurait décidé de passer à l'acte parce que sa «nonna» lui avait refusé 200 francs. Fragile psychiquement, le suspect était semble-t-il sous l'emprise de cocaïne et d'alcool au moment du meurtre.

La victime était connue et très appréciée dans son village, et ce crime a marqué la communauté. «Elle était encore très en forme, elle écrivait des poèmes, chantait les chansons de Pavarotti et faisait partie de la chorale de l'église», racontait une voisine quelques jours après le drame. Son petit-fils, lui, était décrit comme quelqu'un de gentil mais silencieux. Sur l'initiative des autorités politiques et religieuses, des dizaines de personnes s'étaient réunies devant la maison de la victime, quelques jours avant son enterrement.

(joc)