«Racaille!»

23 mai 2019 09:14; Act: 23.05.2019 11:44 Print

Il insulte des agents qu'il prend pour des imposteurs

Un septuagénaire a comparu mardi devant la justice thurgovienne après avoir refusé de dévoiler son nom à deux policiers. L'homme, qui était persuadé qu'il s'agissait de faux agents, a été acquitté.

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Voici l'actuel uniforme des policiers thurgoviens. (Photo: DR)

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«Quand je suis chez moi, je ne dois dire à personne comment je m'appelle.» C'est avec ces mots qu'un senior de 73 ans s'est défendu mardi devant le Tribunal de district de Weinfelden (TG). Selon la «Thurgauer Zeitung», le retraité a dû comparaître devant la justice thurgovienne parce qu'il a refusé de dévoiler son nom à deux policiers (lire encadré), venus frapper à sa porte une nuit aux alentours de 1h30 pour tapage nocturne.

Interrogé par les juges, le septuagénaire a assuré que le soir des faits, il regardait simplement la télévision avec sa femme. L'accusation de tapage nocturne lui paraissait donc totalement farfelue. S'il a concédé avoir monté un peu le volume de la télé à cause de sa mauvaise audition, il a précisé à la Cour que jamais personne ne s'était encore plaint du bruit. C'est pourquoi le senior a cru que les deux agents à sa porte étaient des imposteurs, venus pour l'arnaquer. L'Alémanique a aussi expliqué aux juges qu'il a demandé à plusieurs reprises aux agents de s'identifier et de lui donner leur nom, en vain.

«Racaille!»

Quand les deux policiers sont finalement repartis, écrit le journal alémanique, il aurait crié dans la cage d'escalier: «On n'a pas besoin de racaille comme vous ici!»

Les deux agents, eux, ont livré une version des faits un peu différente. Interrogés à leur tour, ils ont assuré avoir dit leur nom au retraité en frappant à sa porte. Malgré cela, il n'aurait cessé de continuer à leur demander leurs noms. Ils se seraient donc finalement contentés de pointer du doigt leur badge, sur lequel figurent leurs noms.

Pour finir, la Cour a décidé d'acquitter le retraité. Elle pense qu'il est tout à fait plausible qu'il n'ait pas entendu les noms des agents quand ils se sont présentés. Le président du tribunal a par ailleurs estimé que cette affaire n'était qu'un «gros malentendu».


(juu/ofu)