Suisse/Nouvelle-Zélande

23 janvier 2014 10:35; Act: 23.01.2014 12:03 Print

Il touche l'aide sociale pour rester dans sa villa

Un médecin suisse, installé depuis vingt ans en Nouvelle-Zélande, a perçu des rentes des autorités helvétiques alors qu'il vivait dans une maison de luxe. Les services sociaux locaux, eux, avaient refusé de financer son train de vie confortable.

Une faute?

«La Confédération a financé son loyer pendant six mois, mais sous certaines conditions», confirme Folco Galli, de l’Office fédéral de la justice. Un médecin suisse, aujourd’hui âgé de 71 ans et installé depuis vingt ans en Nouvelle-Zélande avec sa famille, a bénéficié de l’aide sociale helvétique pendant six mois. En 2012, le septuagénaire a fait appel aux services sociaux de son pays d'origine parce qu’il n’arrivait plus à financer son train de vie luxueux, notamment le loyer de sa villa avec piscine, correspondant à 3100 francs.

L’homme, qui n’a jamais occupé d'activité rémunérée en Nouvelle-Zélande, vivait jusque-là grâce à un héritage de plusieurs millions de francs. Au lieu de déménager dans un appartement plus petit, le retraité a fait appel dans un premier temps aux autorités néo-zélandaises. Celles-ci ont refusé de lui verser de l'argent. Le service d’aide sociale aux Suisses de l’étranger (ASE) s’est montré plus compréhensif, écrit mercredi la «Berner Zeitung». L’ASE lui a accordé une rente mensuelle de 1500 francs pendant six mois, à condition que le médecin déménage dans un logement moins cher.

Une fois ce délai dépassé, le septuagénaire n’a pas fait profil bas, bien au contraire: il a fait recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF). Il prétendait que déménager dans une demeure plus petite engendrerait des frais supplémentaires car, par manque de place, il allait devoir stocker ses grands meubles de luxe dans un entrepôt. Un argument qui n’a pas convaincu le TAF. Comme décidé au départ, l'aide sociale suisse a été réduite, début janvier, à 110 francs. A court d’argent, le médecin et sa famille, qui n’ont pas pu être contactés par la «Berner Zeitung», ont donc sans doute été contraints de quitter leur splendide villa.

(ofu)