Saint-Gall

06 juin 2019 21:05; Act: 06.06.2019 21:18 Print

Enragés ou pas, les chiots ont été tués

Trois petits bichons maltais, venus de Serbie, ont été saisis par les autorités. Pour éviter tout risque de rage, ils ont dû être euthanasiés.

storybild

Les trois chiots ont été saisis lors de leur importation illégale. (Photo: iStock)

Une faute?

Le service vétérinaire st-gallois a tué trois chiots importés illégalement par un trafiquant serbe car ils étaient suspectés d'avoir la rage. L'homme aurait vendu en Suisse de manière répétée des chiens en mauvaise santé depuis la Serbie, pays à risque pour la rage.

Des vétérinaires de Suisse orientale et de Suisse centrale ont plusieurs fois eu affaire à des chiots portant une puce indiquant qu'ils provenaient de Serbie, a dit à Keystone-ATS Matthias Diener, du service vétérinaire cantonal st-gallois. Il évalue le nombre total d'animaux importés par le trafiquant présumé entre 10 et 20.

Le Serbe a été pincé en mai dernier. Lors d'un contrôle de routine, les douaniers ont découvert trois chiots dans une boîte de transport placée au pied du siège passager. Etant donné le risque élevé qu'ils soient porteurs de la rage, ils ont été confisqués, piqués et examinés.

La rage est une maladie presque toujours mortelle pour les humains. C'est pourquoi l'importation de chiens, de chats ou de furets âgés de moins de sept mois en provenance de pays à risque est interdite en Suisse.

Exigences strictes

Les exigences vétérinaires sont strictes. «Les chiots d'origine illégale doivent être tués», selon Matthias Diener. Effectuer un diagnostic n'est possible qu'une fois les animaux morts, ajoute-t-il.

Les autorités st-galloises recommandent dans un communiqué la prudence lors de l'achat d'un chien. Il ne faut pas répondre aux publicités douteuses sur internet. Derrière elles se cachent souvent des marchands peu scrupuleux. Il existe des «centres de reproduction» dans lesquels des chiots sont élevés dans de très mauvaises conditions.

La Confédération et les cantons travaillent main dans la main avec l'Union européenne pour lutter contre ce trafic. Mais les autorités st-galloises soulignent que sans l'aide de la population, il n'y aucun espoir d'améliorer la situation.

(ats)