Nucléaire

15 décembre 2011 09:06; Act: 15.12.2011 09:59 Print

Initiative cantonale pour fermer Mühleberg

Une initiative cantonale demandant l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) a recueilli 15'673 signatures en dix semaines.

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L'initiative demande l'arrêt immédiat de la centrale de Mühleberg. (Photo: Keystone)

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Le texte de l'initiative ne comporte qu'une phrase. Elle demande au canton, en tant qu'actionnaire majoritaire du groupe FMB Energie SA, de veiller à la mise hors service immédiate de la centrale nucléaire de Mühleberg. Le canton de Berne est actionnaire à hauteur de 52%.

Mais il n'est pas certain que cette majorité suffise pour exiger un arrêt lors de l'assemblée générale des FMB. Une modification des statuts exige une majorité des deux tiers des actionnaires.

Les particuliers à l'origine de cette initiative ont voulu agir après la catastrophe de Fukushima survenue le 11 mars dernier. Les initiants devaient récolter 15'000 signatures d'ici mars 2012, a annoncé jeudi le comité bernois d'initiative.

Fermeture de Fessenheim «pas exclue»

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim n'est «pas exclue», a déclaré jeudi la ministre française de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Mise en service en 1978, la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation en France. «Il y a eu Fukushima qui est passé par là», a dit Nathalie Kosciusko- Morizet sur France Info.

«Le Premier ministre a lancé des audits de nos centrales nucléaires après l'accident de Fukushima. Nous en aurons les résultats entre décembre et janvier. Moi, je veux attendre les résultats de l'audit de Fukushima pour pouvoir tirer des conclusions sur Fessenheim (...) La fermeture n'est pas exclue, elle n'est pas non plus à ce stade annoncée», a-t-elle ajouté.

La centrale, voisine de la Suisse, suscite l'inquiétude des autorités bâloises et jurassiennes. En juillet, les autorités de Bâle-Ville étaient convaincues que la centrale de Fessenheim devait être débranchée. Les gouvernements de Bâle-Campagne et du Jura sont également inquiets et pointent du doigt le risque sismique dans la région.

(ats)