Grève des gendarmes

18 février 2011 12:31; Act: 18.02.2011 16:07 Print

Isabel Rochat ne cèdera pas

par Raphaël Leroy - La conseillère d'Etat genevoise reste inflexible face aux revendications du syndicat UPCP. Une grève des amendes et de l'uniforme a débuté jeudi.

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Isabel Rochat condamne une grève «totalement irresponsable».

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C'est un discours de fermeté qu'a tenu vendredi matin la conseillère d'Etat en charge de la police, Isabel Rochat. Reprenant point par point les revendications du syndicat policier UPCP, elle a condamné «une grève totalement irresponsable» des amendes d'ordre et de l'uniforme entamée jeudi par les gendarmes genevois.

L'UPCP s'était engagée

«Je m'engage à donner les moyens à la police d'exercer son travail. Je suis à l'écoute des fonctionnaires et je comprends la pénibilité de leur tâche. Mais je ne peux accepter une telle rupture de confiance, indique la magistrate. Des protocoles ont été signés et il n'est pas question de revenir en arrière.»

La libérale indique qu'en décembre 2009 et juin 2010 l'Etat a consenti à d'importants efforts lors de la signature de deux accords visant à améliorer les conditions de travail des gendarmes. Deux textes qui ont été acceptés par l'UPCP.

Arguments flous

Isabel Rochat réfute une à une «les revendications peu déterminées» du syndicat. La police va-t-elle engager des fonctionnaires étrangers? «Non.» Le projet Phénix se fait-il dans le dos des gendarmes? «750 policiers ont répondu à un questionnaire et les trois syndicats seront reçus courant mars pour évoquer la réorganisation de la police», indique la magistrate.

Seule concession faite à l'UPCP: le regain de tâches administratives dû au nouveau code de procédure pénale. «Des assistants de sécurité ont été engagés», souligne la libérale. «Il n'y a pas de péjoration de prestation sécuritaire, renchérit la cheffe de la police, Monica Bonfanti. Jeudi, 454 interventions ont eu lieu à Genève contre 385 le même jour de l'an dernier. Un premier bilan sera rendu public en mars», indique-t-elle.

Intransigeance

Isabel Rochat en appelle au «discernement» des gendarmes pour que cessent la grève. «Je n'aime pas travailler sous la menace», a-t-elle souligné.

En cas de prolongement du débrayage, la magistrate a indiqué que «des mesures drastiques» pourraient être prises. «La patience du gouvernement et de la population a des limites, estime-t-elle. L'appel à des forces d'autres cantons serait envisageable.»