Argovie

07 janvier 2019 17:19; Act: 07.01.2019 18:30 Print

Un vendeur de voitures de luxe accusé d'escroquerie

Un marchand de voitures de luxe comparaît depuis lundi devant la justice argovienne pour gestion fautive et escroquerie.

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Pour tenter de garder la tête hors de l'eau, l'accusé aurait notamment falsifié des documents pour vendre certaines voitures à double. (Photo: Capture d'écran SRF)

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Maserati, Aston Martin, Bentley: voici quelques-unes des marques de voiture que Ricardo* avait l'habitude de vendre dans son garage de Dintikon (AG). L'homme de 47 ans comparaît depuis ce lundi devant le Tribunal de district de Lenzbourg (AG). Il est accusé d'avoir plongé son entreprise, SAR Premium Cars, dans le surendettement. Il est aussi accusé de gestion fautive, d'escroquerie par métier et de faux dans les titres. La somme du délit se monte à plus de 17 millions de francs. Parmi les clients lésés figurent notamment un ancien joueur de la Nati dont l'identité n'est pas dévoilée.

Comme l'écrit lundi «20 Minuten», l'acte d'accusation fait 355 pages. Il a fallu six ans au Ministère public pour mener son enquête. Il a ainsi mis à jour 191 cas où des documents ont été falsifiés. L'enquête a été si importante que le parlement cantonal a donné son feu vert en mars 2012 pour la création de six nouveaux postes afin de venir à bout du travail. Le procès devrait durer 13 jours.

Des conditions favorables...mais pas pour le garage

Depuis 2007, SAR Premium Cars offrait à ses clients des leasings à de très bonnes conditions. La plupart de ces contrats passaient par une entreprise nommée Fidis Finance (Suisse). Une grande partie de la clientèle pouvait, grâce à des accords supplémentaires, rendre les bolides avant même d'avoir payé tout le leasing ou échanger la voiture contre une autre.

Si ces conditions favorables ont attiré de nombreux clients, l'entreprise, elle, a enregistré des pertes toujours plus grandes. Avec le temps, elle a eu toujours plus de problèmes a rembourser ses clients (les acomptes) et à racheter les voitures à Fidis Finance.

Pour tenter de garder la tête hors de l'eau, Ricardo aurait notamment falsifié des documents pour vendre certaines voitures double. Parfois, il aurait aussi caché à Fidis Finance avoir repris certaines voitures de ses clients. Son but: les revendre de son côté au lieu de devoir les racheter à Fidis Finance, qui avait fini par porter plainte contre lui. L'accusé nie les faits.

(ofu/ats)