Différend fiscal

28 avril 2012 14:09; Act: 28.04.2012 15:19 Print

L'ASIN donne son feu vert à un referendum

Les délégués de l'ASIN ont donné samedi leur accord à un comité chargé d'étudier le lancement d'un referendum contre l'accord fiscal conclu avec l'Allemagne.

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Invité à l'assemblée, Didier Burkhalter plaidé pour plus de confiance dans la politique, sous les yeux de Pirmin Schwander, président de l'ASIN. (Photo: Keystone)

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L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) pourra lancer un referendum contre l'accord fiscal entre la Suisse et l'Allemagne. Les délégués, réunis en assemblée générale samedi à Berne, ont donné leur feu vert au comité.

La base a voté à l'unanimité la proposition du comité qui l'habilite à examiner voire lancer un referendum contre l'accord avec l'Allemagne. La direction de l'ASIN avait déjà évoqué début avril un éventuel referendum contre ce document révisé.

L'accord n'a pas encore été traité au Parlement. Les Chambres pourraient vraisemblablement se saisir du dossier cet été. A moins que le groupe socialiste parvienne à reporter les débats à la session d'automne.

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter, invité à l'assemblée qu'il a qualifiée d'«Albisgüetli bernois», a plaidé pour plus de confiance dans la politique, notamment entre les citoyens et les institutions politiques. Durant son discours, il a passé en revue les thèmes de la politique étrangère suisse.

Burkhalter souffle le chaud et le froid

Le chef de la diplomatie suisse a soulevé un murmure de protestation lorsqu'il a déclaré que préserver la souveraineté du pays n'est pas synonyme d'isolement. L'exemple de la Corée du Nord montre que l'isolement n'est pas une garantie de succès.

Il a en revanche été chaudement applaudi lorsqu'il a dit que l'on ne pouvait pas exiger de la Suisse qu'elle reprenne automatiquement des règles développées par l'Union européenne pour son marché intérieur.

Le président de l'ASIN Pirmin Schwander a rappelé au conseiller fédéral un propos qu'il avait tenu lors de son accession aux Affaires étrangères. Le ministre avait alors déclaré: «Si ce n'est pas dans l'intérêt de la Suisse, nous ne le ferons pas».

L'ASIN s'aligne complètement sur ce principe, a déclaré M. Schwander. S'il en va de la préservation des intérêts suisses, le peuple ne peut que soutenir le chef de la diplomatie suisse et le Conseil fédéral en acceptant l'initiative de l'ASIN «Accords internationaux: la parole au peuple!».

Dès lors que l'UE saurait qu'il n'y a pas moyen d'échapper à la voix du peuple suisse en cas d'accords avec Berne, des résultats susceptibles de réunir la majorité seraient négociés, selon Pirmin Schwander.

(ats)