Affaire du SECO / Zoug

15 juillet 2014 13:01; Act: 15.07.2014 13:08 Print

L'administration n'est pas impliquée

L'administration zougoise n'est pas impliquée dans le scandale de corruption du SECO, révélé au début de l'année, selon le rapport final du Contrôle des finances du canton de Zoug.

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Les collaborateurs de l'office cantonal zougois de l'informatique et de l'organisation (AIO) se sont comportés correctement. Le journaliste qui avait investigué sur le scandale du SECO pour le «Tages-Anzeiger» et le «Bund» avait informé fin janvier le gouvernement zougois que l'AIO était peut-être impliquée dans l'affaire. L'exécutif avait donc chargé le Contrôle des finances de faire la lumière sur la question.

Publié mardi, le rapport final de ce dernier confirme les conclusions du rapport intermédiaire qui avait permis de lever l'alerte en février dernier, indiquent les autorités zougoises. «Aucun indice d'actes répréhensibles n'a été constaté», affirme le Contrôle des finances.

Pas d'offre concurrente

Les auteurs du rapport donnent toutefois quelques recommandations: il faut sensibiliser les collaborateurs de l'AIO à la corruption et à la réception de cadeaux, mais aussi séparer les fonctions lors de procédures d'acquisitions. En cas d'attribution directe de marché, il faut demander une offre à au moins deux concurrents ou justifier le choix par écrit lorsqu'il n'y a pas d'offre concurrente.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert une enquête. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a déposé plainte. Au moins deux firmes informatiques sont impliquées. Début mai, trois personnes se trouvaient en détention préventive. Un employé du SECO aurait attribué avec des complices des contrats à prix gonflés à une entreprise informatique en échange de cadeaux.

(ats)