Espionnage industriel

01 mars 2011 15:29; Act: 01.03.2011 15:48 Print

L'affaire Renault rebondit en Suisse

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a reçu une demande d'entraide judiciaire du Parquet de Paris sur l'existence éventuelle de comptes en Suisse détenus par les cadres mis en cause.

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La France a demandé l'aide de la Suisse dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé chez Renault, a confirmé mardi à l'ATS le Ministère public de la Confédération. Le MPC ne donne en revanche aucune information sur le contenu de la requête et ses résultats, renvoyant au Parquet de Paris.

La justice française s'attend pour sa part à obtenir d'ici 8 à 10 jours des réponses sur l'existence ou non de ces comptes en Suisse ou au Liechtenstein, ont indiqué des sources judiciaires à l'AFP. Le retour de la demande d'entraide internationale auprès de la Suisse et du Liechtenstein s'annonce «imminent», ont-elles précisé.

Renault peut-être manipulé

La réponse permettra de déterminer s'il s'agit d'une affaire d'espionnage ou si Renault s'est fait manipuler. En effet, selon le «Canard Enchaîné», le MPC aurait indiqué de façon informelle au Parquet de Paris que l'un des cadres licenciés par le constructeur automobile ne possédait pas de compte à la Banque cantonale de Zurich, contrairement à ce qu'affirme le constructeur.

L'affaire a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés coupables d'avoir vendu des informations confidentielles à l'étranger, à la suite de courriers anonymes. Les trois personnes concernées clament leur innoncence. Elles ont elles aussi déposé plainte.

(ats)