France

23 juin 2011 06:35; Act: 23.06.2011 06:56 Print

L'ancien ministre Georges Tron inculpé pour viols

Georges Tron, mis en cause par trois femmes, a été inculpé pour viols mercredi soir et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. L'ancien ministre nie les faits qui lui sont reprochés.

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L'ancien ministre français Georges Tron a été inculpé pour viols mercredi soir, a annoncé son avocat Me Olivier Schnerb après la présentation de son client aux juges à Evry près de Paris. Mis en cause par trois femmes, Georges Tron a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Le chef d'inculpation est «viols et agressions sexuelles en réunion» et «par personne ayant autorité», a-t-on précisé de source judiciaire. Ces crimes sont passibles de 20 ans de réclusion criminelle.

L'inculpation ne concerne qu'une partie des faits, portant sur «plusieurs années». Pour d'autres faits allégués, Georges Tron s'est vu signifier un statut de «témoin assisté».

L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique et maire UMP de Draveil dans la banlieue parisienne, Georges Tron avait été placé en garde à vue lundi. Son adjointe à la mairie de Draveil, Brigitte Gruel, a aussi été inculpée pour viols et agressions sexuelles en réunion, et remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Outre les deux plaignantes, une ancienne attachée parlementaire de Georges Tron a livré un témoignage de nature à en faire une «victime». Elle n'a toutefois pas porté plainte.

Tron nie

Décrit comme «très combatif» par l'un de ses avocats, Georges Tron est âgé de 53 ans. Il a nié l'intégralité des faits allégués durant ses deux jours de garde à vue à la police judiciaire de Versailles. Il a contesté «toute relation de nature sexuelle avec les victimes, même des relations qui auraient été consenties», selon la procureure d'Evry, Marie-Suzanne Le Quéau.

Avant sa garde à vue, Georges Tron a invoqué un complot ourdi par l'extrême droite, son attrait pour la réflexologie plantaire qui implique des massages des pieds, et la volonté des deux plaignantes de se venger après un départ conflictuel de la mairie de Draveil.

Pour la procureure les témoignages des deux plaignantes, âgées de 34 et 36 ans, sont «cohérents». Ils sont «corroborés sur certains points par des éléments extérieurs».

(ats)