Suisse

04 juillet 2018 18:55; Act: 04.07.2018 18:55 Print

Autogoal de Glarner avec une «fake news» en ligne?

L'élu UDC affirme qu'un club a interdit les cervelas lors de sa fête de fin d'année par respect pour les enfants musulmans. Or comme ses dires ne peuvent pas être vérifiés, les internautes l'accusent de «faire de la provoc'» avec des informations inventées.

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Andreas Glarner essuie actuellement de vives critiques sur le web. Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut revenir un jour en arrière, soit à mardi matin. Tout a en effet commencé avec un post publié à 11h42 précises sur Facebook. Dans son message, le conseiller national (UDC/AG) explique relayer les propos d'une mère «déçue». On l'aurait en effet informée que les cervelas étaient interdits à la fête de fin d'année organisée par l'organisation de jeunesse de sa fille. Pourquoi? Parce que la viande de porc ne peut pas être grillée à côté de la viande prévue pour les enfants musulmans. Les mères seraient tout de même autorisées à prendre leur propre gril si elles le souhaitent.

Selon le politicien argovien, qui ne donne pas davantage de détails, les faits se seraient produits dans une petite commune argovienne. Et comme il fallait s'y attendre, les commentaires n'ont pas tardé à fuser, écrit «20 Minuten». Mais outre les internautes «choqués qu'on ne puisse plus manger ce que l'on veut» et ceux «scandalisés de voir que certaines communautés ne s'adaptent pas à notre manière de vivre», nombreux sont ceux qui ont remis en cause la véracité de l'information.

«J'ai promis à la mère que j'allais la protéger»

Au fil des heures, les choses ont pris une telle tournure qu'Andreas Glarner s'est senti obligé de réagir une nouvelle fois sur le réseau social, mercredi matin. «Toutes les personnes naïves et de gauche affirment qu'il s'agit d'une «fake news» juste parce que la vérité est désagréable. J'ai promis à la mère que j'allais la protéger», écrit le politicien, qui avait déjà indiqué mardi qu'il tenait à conserver l'anonymat de la maman.

Information vraie ou fausse, l'Argovien semble s'être infligé un autogoal avec son histoire de cervelas. Car entre ceux qui l'accusent de propager une «fake news» et ceux qui estiment que «faire de la provoc' sans aucun fait avéré», il ne reste que très peu de personnes qui croient encore à l'interdiction du cervelas. La majorité des réactions tournent bel et bien autour des doutes qui planent sur la véracité de l'histoire.

Difficile de vérifier l'information

Impossible, pour l'heure, de savoir ce qui s'est réellement passé dans cette mystérieuse commune argovienne. Les efforts de nos confrères alémaniques pour vérifier les informations avancées par Glarner sont restées vaines.

(daw/ofu)