Suisse

28 février 2019 15:42; Act: 28.02.2019 16:03 Print

L'avortement tardif doit être uniformisé

La Commission nationale d'éthique (CNE) veut que la pratique de l'avortement à un stade avancé de la grossesse soit la même selon les hôpitaux et les régions.

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Photo d'illustration. (Photo: AFP)

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La Suisse a l'un des taux d'avortement les plus bas au monde, rappelle la CNE dans sa prise de position jeudi. Celui pour des grossesses avancées, à partir de la 17e semaine ou plus, est d'environ 1,4% par an. Ces quelque 150 cas annuels sont traités pour la plupart dans les grands centres hospitaliers.

Différences selon les hôpitaux

S'il existe une indication médicale ou médico-sociale, la loi ne punit pas de telles interventions. Mais jusqu'à quel moment et dans quelles circonstances procéder à des interruptions à un stade avancé de la grossesse? Les réponses diffèrent selon les hôpitaux.

L'accès à ce genre d'avortement peut être difficile dans certaines régions. Ou à l'inverse, des cliniques pratiquent davantage de telles interventions que la moyenne.

Sur le plan médical, différentes méthodes peuvent être utilisées pour interrompre une grossesse avancée. Le travail est souvent lancé par voie médicamenteuse; un foeticide peut également être pratiqué.

Selon la CNE, les autorités sanitaires cantonales devraient veiller à ce qu'une interruption de grossesse soit possible, avec une qualité des soins avant, pendant et après l'interruption, identique selon les régions. Ainsi, une forte concentration de cas dans certaines cliniques pourra être évitée.

La Commission d'éthique note que les besoins et les valeurs des médecins et du personnel soignant doivent être pris en compte. Leur liberté de conscience doit être garantie dans le cadre du droit applicable.

Rituel d'adieu pour les mort-nés

Le comité d'éthique demande également que les femmes et les couples, qui doivent mettre fin à une grossesse désirée, soient soutenus dans leur processus de deuil. Il devrait être possible de vivre une cérémonie d'adieu à l'hôpital. Pour de tels moments, la femme ou le couple doivent pouvoir faire appel à un aumônier, s'ils le souhaitent.

(nxp/ats)