Harcelée sur les réseaux sociaux

26 février 2020 20:41; Act: 26.02.2020 20:46 Print

L'ex petit copain de Céline a été condamné

Victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, une jeune fille de 13 ans s'était donné la mort en 2017. Son ancien petit-ami a été jugé ce mercredi dans le canton de Zurich.

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Il est rare que la presse puisse assister aux procès des mineurs. Or, dans ce cas, la justice a estimé que l'intérêt public était suffisamment grand pour que les journalistes puissent suivre l'audience. Ce mercredi, le Tribunal des mineurs de Dietikon (ZH) s'est penché une nouvelle fois sur l'affaire Céline. Cette ado de 13 ans s'était donné la mort en 2017 après avoir été victime de cybermobbing.

C'est son ex petit-ami, aujourd'hui âgé de 17 ans, qui était sur le banc des accusés pour contrainte, pornographie et contrainte sexuelle (lire encadré). Le mineur a déjà été condamné par le passé via ordonnance pénale. Or, comme les parents de Céline ont fait recours contre ce jugement, il s'est retrouvé une nouvelle fois devant la justice, qui l'a reconnu coupable de contrainte et de pornographie. Le jeune homme a été condamné à sept jours de travaux d'intérêts généraux.

Il ne devra en effectuer que quatre, les trois jours restants ne devront être faits que s'il est de nouveau condamné dans les six prochains mois. L'accusé ayant 14 ans au moment des faits, la peine ne pouvait s'élever qu'à quelques jours de travail d'intérêt général.

Affaire similaire

L'affaire Céline ressemble à un cas similaire survenu en 2016 à Uster (ZH). Un Suisse de 31 ans avait alors rencontré une ado finlandaise de 14 ans sur internet. Rapidement, il lui avait envoyé des photos de lui nu et avait aussi demandé à la mineure de faire de même. Il avait ensuite publié les photos de l'ado sur un site porno. Il ne les avait pas effacées, malgré les multiples demandes de la Finlandaise. Trois mois après leur dernier échange, la jeune - qui souffrait de graves problèmes psychiques - avait mis fin à ses jours.

En septembre 2018, la justice zurichoise n’avait pas pu établir de lien direct entre les actes commis, le «bourreau» et le suicide. Le trentenaire avait été condamné en première instance à 42 mois de prison ferme, commués en thérapie. Après avoir fait recours, il avait vu sa peine réduite à 28 mois en deuxième instance.


(hoh/ofu)