Suisse

13 octobre 2019 07:47; Act: 13.10.2019 15:36 Print

L'offensive turque en Syrie ne passe pas à Berne

Plusieurs parlementaires évoquent des sanctions, comme la suspension de l'accord de libre-échange entre la Suisse et la Turquie.

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L'offensive turque en Syrie suscite des protestations dans le monde politique suisse. L'ambassadeur turc à Berne Ilhan Saygili a été convoqué vendredi au département des Affaires étrangères, indique la «NZZ am Sonntag».

Selon un porte-parole du DFAE, M. Saygili s'est entretenu avec la diplomate suisse responsable pour l'Europe et l'Asie centrale. Le DFAE a de nouveau fait part à la Turquie de son rejet de l'opération militaire en Syrie.

Plusieurs conseillers nationaux de différents partis ont appelé à des sanctions contre la Turquie. Des appels ont notamment été lancés en faveur de la suspension de l'accord de libre-échange entre la Suisse et la Turquie, qui a été approuvé par le Conseil national au cours de l'été. En 2017, la Suisse était le huitième investisseur en Turquie avec 2,6 milliards de francs.

Parallèlement, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a mis en garde contre les violences qui pourraient se produire. Une porte-parole indique ainsi aux journaux alémaniques «NZZ am Sonntag» et «SonntagsBlick» que l'attaque turque de cette semaine peut entraîner des manifestations et des actions «qui pourraient être violentes».

Cette mise en garde est destinée aux institutions turques en Suisse mais aussi aux entreprises qui «profitent de la guerre», selon des partis d'extrême-gauche. Vendredi soir, des émeutes et des dégâts matériels ont eu lieu devant l'ambassade de Turquie à Berne, en marge d'une manifestation.

(nxp)