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19 juillet 2018 19:29; Act: 20.07.2018 09:15 Print

«Matin»: Tamedia claque la porte de la médiation

Tamedia a annoncé poursuivre l'étude de pistes alternatives, «afin de cultiver la diversité de la presse en Suisse romande».

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

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Tamedia a décidé de quitter la médiation sur «Le Matin» qui se déroulait sous l'égide du Conseil d'Etat vaudois. Les gouvernements vaudois et genevois font part «de leur incompréhension et de leur consternation».

«Cette décision unilatérale rompt de manière abrupte le processus d'étude de toutes les alternatives et fait à nouveau planer un risque de conflit collectif», a dénoncé avec virulence le Conseil d'Etat vaudois jeudi dans un communiqué.

Rencontre avec Constantin

Quatre séances de négociation et de travail se sont déroulées entre les 9 et 13 juillet pour approfondir divers scénarios. La délégation du Conseil d'Etat vaudois a constaté que la médiation devait se poursuivre, car plusieurs pistes devaient encore être documentées et approfondies.

La délégation a rencontré le 14 juillet Christian Constantin. A la demande du président du FC Sion, une rencontre a été organisée en début de semaine prochaine avec un partenaire indispensable à la réalisation du projet du «Matin Sports».

Absence de volonté

Or, Tamedia a fait part de sa volonté de quitter la médiation, arguant d'un manque de sérieux des propositions des interlocuteurs. L'éditeur zurichois a également contesté, au nom de la séparation des pouvoirs, le rôle de médiateur de l'Etat dans ce dossier.

Cette décision interrompt prématurément une médiation, qui pour porter ses fruits, demandait un minimum de temps pour des analyses approfondies, estime le gouvernement vaudois. Elle démontre que Tamedia s'est engagé dans ce processus sans réelle volonté de proposer ou de devoir élaborer des solutions différentes de la stratégie initiale de l'entreprise, ajoute le Conseil d'Etat.

Mensonge

Les parties s'étaient engagées à suspendre, tant que durait la médiation, toutes mesures incompatibles avec un tel processus, telles que licenciements ou grèves. Les délais des licenciements notifiés à ce jour étaient suspendus.

La décision unilatérale de Tamedia a été prise sans en avoir informé en amont les différentes parties et est basée sur un mensonge, affirment pour leur part les rédactions romandes de Tamedia et les syndicats impressum et syndicom.

Pouvoirs publics méprisés

«Il est faux d'affirmer que les rédactions romandes ont donné leur accord à la fin de la version imprimée du «Matin»», soulignent-ils. «L'éditeur montre cette fois qu'il ne méprise pas seulement ses employés et les lecteurs de ses titres mais aussi les pouvoirs publics».

Tous les collaborateurs ont été libérés de leur obligation de travailler pour cette fin de semaine, a annoncé Tamedia dans un communiqué paru en début de soirée. Comme prévu, le dernier numéro du quotidien orange sera publié samedi.

L'éditeur veut maintenant se consacrer en priorité à la négociation d'un plan social sous l'égide de l'Office cantonal de conciliation et d'arbitrage en matière de conflits collectifs de travail.

Mesures d'accompagnement

Dans la négociation d'un plan social, Tamedia entend proposer «des mesures d'accompagnement qui permettront aux personnes touchées d'atténuer les conséquences liées à la perte d'un emploi et de pouvoir les aider à mieux retrouver une nouvelle activité professionnelle».

En parallèle, Tamedia veut poursuivre l'étude de pistes alternatives «afin de cultiver la diversité de la presse en Suisse romande». Il pense notamment au projet «Le Matin Sports», périodique imprimé, en collaboration avec Christian Constantin.

Trois jours de grève

Pour rappel, c'est à la suite de l'intervention des Conseils d'Etat vaudois et genevois que les employés de Tamedia, en grève depuis trois jours, ont accepté il y a deux semaines de suspendre leur mouvement de protestation.

L'éditeur affirme que le journal a perdu 34 millions de francs au cours des dix dernières années et qu'il veut désormais le développer comme «une marque numérique solide avec une rédaction dédiée».

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • jour naleux le 19.07.2018 20:14 Report dénoncer ce commentaire

    oui,oui

    la diversité romande? ou ça svp .... à mourir de rire .les dizaines de quotidiens racontent exactement la même chose à la ponctuation près.

  • Arnaud le 19.07.2018 20:27 Report dénoncer ce commentaire

    Pas grave

    Perso ça me fait ni chaud ni froid, ce journal est nul... ensuite "médiation sous l'égide du Conseil d'Etat vaudois" il y a malheureusement des centaines d'entreprise qui ferment chaque annee, le conseil d'État il fait quoi? Absolument rien. La, vu que ca touche leur moyen de propagande ils interviennent... c'est a vomir.

  • sam le 19.07.2018 20:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ok

    vu le nombre de bêtises qu'il y a dans les journaux,ce n est pas plus mal qu' ils disparaissent. au pire pour remplacer le pq mais sinon ça ne sert plus à rien tout comme les infos à la tv

Les derniers commentaires

  • Dupont le 22.07.2018 19:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dupont

    Dire que l'on recommande de moins "consommer d'écran !!" Lire son quotidien via une tablette n'est vraiment comparable à la version papier qui elle est tellement plus confortable !! Les échanges sur un article ne sont plus les mêmes. Vive la version papier !

  • Jésus Christ le 22.07.2018 00:28 Report dénoncer ce commentaire

    Le salaire du péché c' est la mort

    J'ai écris au matin il y a environ 15 ans pour leur dire les danger de publier des pages de prostitution et d'astrologie dans leur journal ainsi que des articles très libérale. Dans ma lettre j'ai dis que cette façon de publier courait à leur perte on m'a rit au nez.... Bingo tout est terminé Dieu écoute les prières des saints...

    • tout en carton le 22.07.2018 08:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jésus Christ

      Bien sure et quoi d'autre, soyons un peu sérieux la vérité c'est que nous allons en direction de la fin de la presse papier, certains l'on compris et investissent dans la presse en ligne, d'ailleurs le problème de la presse n'est pas unique, les achats, les réservations, les billets d'avions le pratiquent déjà depuis quelques années. L'idée en cours est tout en ligne, tout en location, et tout à l'électrique (voiture, vélo, etc)... Et dans vingt ans et bien on changera encore et encore...

    • papier maché le 22.07.2018 10:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @tout en carton

      Pas que pour la presse la disparition du papier... Bientôt on se torchera le cul avec des I pad !

  • the taker le 21.07.2018 22:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    faut voir avec qui

    Ben faut avouer que discuter avec ce gars qui s'écoute parler ça donne plutôt envie de se barrer... Et c'est pas comme si il servait à qq chose non plus... Il devait sûrement être meilleur arbitre...

  • mouai le 21.07.2018 19:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mouai

    Dommage pour les emplois mais pour le journal en lui même c'est pas une grosse perte.

  • Lucien Durand le 21.07.2018 18:12 Report dénoncer ce commentaire

    Lausanne cité aussi

    Tant mieux et j'éspère que Lausanne cité suivra il ne sert absolument à rien juste pour essuyer les vitres comme dans le vieux temps ! Ale liquider illico presto

    • Clairvoyance le 21.07.2018 18:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Lucien Durand

      Ben au moins vos vitres étaient claires et propres ! "M. Propre" sévit désormais différemment...

    • Lucien-Durand le 21.07.2018 19:22 Report dénoncer ce commentaire

      @Clairvoyance

      Le Lausanne cité c'est un journal qui n'a rien d'intérressant à par de mettre des annonces pour des rendez-vous payants pour des femmes légères on en a pas besoin ! On ce qui concerne Misterss propre y'a d'autres marques plus éfficasses comme" SANYTOL" Désinfectant et bonne odeur ! Si jamais essayez -le

    • Robert le 21.07.2018 22:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Lucien-Durand

      Je passe ma vie à le mettre à la poubelle. Quelle aubaine dans une ville de bolcheviks écolos.