Suisse

31 mars 2019 14:26; Act: 31.03.2019 17:39 Print

L'utilisation du Taser par nos policiers a triplé

Les policiers suisses ont dégainé le pistolet à impulsions électriques à 125 reprises. Près de deux fois sur trois, il s'agissait de maîtriser un individu sous l'emprise de drogue ou d'alcool.

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Photo d'illustration. (Photo: Keystone)

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Le recours au Taser par des policiers suisses a plus que triplé l'an dernier. En 2018, des impulsions électriques ont été déclenchées dans 45 cas, contre 13 engagements l'année précédente. Les armes à feu ont, elles, été utilisées 12 fois.

Les 12 cas d'utilisation d'armes à feu répertoriés en 2018 représentent une légère hausse par rapport à 2017 (8), mais restent clairement au-dessous de la moyenne à long terme, écrit la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS) sur son site internet, une information reprise par radio Energy Zurich. La plupart des coups de feu ont été tirés sur des véhicules ou par terre. Personne n'a été blessé.

En revanche, l'utilisation du pistolet à impulsions électriques a fortement augmenté. Il a dû être dégainé à 125 reprises, précise le CCPCS. La plupart du temps, la menace a été suffisante pour calmer la situation. Dans 45 cas, des impulsions électriques ont dû être déclenchées.

Plusieurs cas concernaient les mêmes engagements. Près de deux fois sur trois, les victimes étaient sous l'influence de drogues ou d'alcool.

Arme «clairement mortelle»

Cette évolution vers un usage plus généralisé de cette arme est critiquée par l'organisation suisse alémanique de défense des droits de l'homme «Augenauf». Les réticences face au Taser qui existaient lors de son introduction sont graduellement levées, critique son porte-parole Rolf Zopf à «Radio Energy».

Cela augmente le risque d'incidents graves ayant des conséquences fatales. L'arme est «clairement mortelle», comme l'ont prouvé plusieurs cas fatals aux Etats-Unis, d'après M.Zopf.

(nxp/ats)