Coopération

21 juin 2019 13:02; Act: 21.06.2019 18:07 Print

La DDC veut doubler ses partenariats avec le privé

Le département chargé de la coopération compte tirer le meilleur parti des synergies pouvant exister avec les entreprises privées.

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Manuel Sager s'est exprimé dans une interview publiée vendredi par La Liberté. (Photo: Keystone)

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La coopération suisse au développement doit «systématiser et renforcer» sa collaboration avec le secteur privé. L'objectif, à moyen terme, est de doubler le nombre de partenariats conclus - aujourd'hui au nombre d'une cinquantaine.

«Il ne s'agit pas de soutenir des entreprises, mais de mettre à profit des synergies quand les intérêts des uns et des autres sont compatibles», explique le directeur de la Direction du développement et de la coopération (DDC) Manuel Sager dans une interview publiée vendredi par La Liberté.

M. Sager prend pour exemple la collaboration avec la société de réassurance Swiss Re, qui utilise une technologie satellitaire pour évaluer le risque de catastrophe naturelle en Asie. Ce modèle a permis de mettre au point des modèles d'assurance récolte permettant de fournir une aide immédiate aux riziculteurs en cas de sinistre.

«C'est un modèle innovant qui renforce la sécurité alimentaire, qui est l'un des objectifs de la DDC», conclut-il dans cet entretien. La question était au coeur de la conférence annuelle de la coopération au développement vendredi après-midi à Granges-Paccot (FR).

«Modèle innovant »

Le directeur de la DDC défend par ailleurs la position du conseiller fédéral Ignazio Cassis, pour qui la coopération doit servir les intérêts de la Suisse. «Il faut entendre les intérêts de la Suisse au sens large, explique-t-il. Tout ce qui contribue à la paix, à la sécurité et à la stabilité des marchés est dans l'intérêt de notre pays».

Pas question non plus de conditionner la coopération à la conclusion d'accords de réadmission, souligne M. Sager, alors que le parlement a demandé un renforcement des liens entre politique migratoire et coopération. «Cela reviendrait à priver d'assistance des personnes vulnérables».

Par contre, Berne «entretient un dialogue migratoire plus large avec les pays concernés (...) y compris sur la question de la réadmission. L'objectif est de sécuriser les réfugiés, de leur permettre de s'intégrer dans leur région et de travailler sur la cause des migrations forcée», assure-t-il.

(nxp/ats)