Syrie

30 juillet 2012 10:24; Act: 30.07.2012 11:31 Print

La Suisse finance l’opposition syrienne

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a soutenu des rencontres de l'opposition syrienne à Berlin à hauteur de 60'000 francs.

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Des rebelles syriens lors d'une patrouille, le dimanche 29 juillet 2012. (Photo: Keystone)

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Depuis des mois, plus de cinquante opposants syriens se rencontrent secrètement à Berlin afin d’organiser l’après-Assad. Parmi les participants à ces réunions, d’anciens généraux, des experts économiques et juridiques, et des représentants de toutes les composantes ethniques et religieuses de la Syrie.

Le projet s’appelle «The day after» («Le jour d’après»). Il a été initié par l’Institut américain pour la paix (Usip) et est soutenu par la fondation allemande Sciences et Politiques (SWP). L’objectif: rédiger une nouvelle Constitution et échafauder des plans réalistes pour éviter à la Syrie de sombrer dans le chaos économique, une fois le régime renversé.

«Donner une chance à l'opposition»

Ce sont le Conseil national syrien (CNS), instance qui rassemble la majorité des courants de l'opposition syrienne, et d'autres groupes de résistants qui ont choisi les membres de ce groupe de travail, et non la SWP ou l'Usip, a-t-il encore précisé. «Nous avons voulu donner une chance à l'opposition de créer une communauté d'échanges sans surveillance et sans pression», a souligné le directeur de la SWP, Volker Perthes, sur le site internet de l'hebdomadaire allemand «Die Zeit».

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) aurait financé ces rencontres à hauteur de 60'000 francs. Ce soutien est confirmé par le DFAE.

(ela)