Flot de réfugiés tunisiens

14 février 2011 15:05; Act: 14.02.2011 15:10 Print

La Suisse surveille ses frontières

L'exode massif de Tunisiens vers le Nord préoccupe les autorités suisses.

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Les autorités helvétiques communiquent avec leurs homologues italiens, a déclaré en conférence de presse la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. (Photo: Keystone)

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Les autorités suisses ont déjà commencé à se préparer à un flot éventuel de réfugiés nord-africains, a indiqué lundi la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga devant les médias à Berne.

Les autorités helvétiques communiquent en premier ressort avec leurs homologues italiens, a-t-elle précisé. La Suisse est par ailleurs en contact avec les Etats de l'espace Schengen, afin de coordonner son action à celle des pays européens suite à l'arrivée de nombreux réfugiés, essentiellement tunisiens, sur l'île italienne de Lampedusa ces derniers jours.

La conseillère fédérale a ajouté que les préparatifs ont aussi commencé à l'intérieur des frontières, notamment la recherche d'hébergements. «Nous nous sommes déjà mis au travail», a-t-elle souligné.

L'Office fédéral des migrations (ODM) surveille étroitement la situation en Italie et examine les éventuelles mesures à mettre en oeuvre, a expliqué de son côté à l'ATS sa porte-parole Marie Avet. L'ODM se base sur les informations des ambassades et des gardes-frontières.

Jusqu'ici cependant, la Suisse n'a jamais été une destination privilégiée par les réfugiés tunisiens, qui lui préfèrent notamment la France, a-t-elle ajouté.

Pas d'effets pour l'instant

Les gardes-frontières tessinois estiment que les premiers effets du flot de réfugiés partis d'Afrique du Nord se feront sentir au plus tôt dans une semaine à la frontière suisse. Tout est resté calme jusqu'à présent, a indiqué Fabio Ghielmini du corps des gardes-frontières de la région de Lugano.

C'est pourquoi aucune mesure concrète n'a été prévue pour le moment du côté des gardes-frontières. «Mais nous avons la possibilité de demander des renforts d'autres régions de la Suisse en un ou deux jours», a précisé M. Ghielmini.

Le développement de la situation dans le sud de l'Italie est suivi de près, a-t-il ajouté. Les gardes-frontières concentrent aussi leurs efforts sur la gare de Chiasso. «Quelque 90% des clandestins africains qui veulent entrer en Suisse tentent leur chance en train».

(ats)