Birmanie

05 avril 2012 16:05; Act: 05.04.2012 16:17 Print

La Suisse vers un «allègement» des sanctions

Comme les Etats-Unis, la Suisse prépare un «allègement» des sanctions économiques contre la Birmanie.

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Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) prévoit de nouer des «contacts politiques à haut niveau» avec les autorités de Naypyidaw.

L'ambassadeur Beat Nobs, chef de la Division Asie et Pacifique du DFAE, se rendra dans deux semaines en Birmanie, a déclaré jeudi à l'ats le porte-parole du DFAE, Jean-Marc Crevoisier. Il doit notamment rencontrer le vice-ministre des affaires étrangères birman Myo Myint.

La Suisse «suit avec satisfaction le processus démocratique» en Birmanie, a ajouté M. Crevoisier après les élections partielles historiques de dimanche qui ont vu l'opposante Aung San Suu Kyi être élue pour la première fois au parlement. L'allègement prévu des sanctions vise à «encourager les réformes» en cours, a-t-il dit.

Développements positifs

Le DFAE «se réjouit des derniers développements» dans le pays. «Le bon déroulement des élections, la récente remise en liberté d'un grand nombre de prisonniers politiques, intervenue dans le cadre d'une amnistie présidentielle, confirme les efforts significatifs entrepris depuis l'entrée en fonction du nouveau gouvernement dans le sens de la démocratie et du respect des droits de l'homme».

«En parallèle avec les accords de cessez-le-feu négociés très récemment avec des groupes importants issus de minorités ethniques, ces événements constituent une base solide pour la réforme démocratique de ce pays, qui était soumis depuis des décennies à un régime dictatorial», a ajouté le porte-parole.

Suivant une décision de l'UE, la Suisse avait annoncé mardi avoir levé l'interdiction de visa imposée à 87 personnalités birmanes, dont le président Thein Sein. Mais leurs avoirs demeurent gelés et d'autres sanctions économiques restent effectives, comme celles touchant quelque 40 entreprises en mains de la junte militaire.

Débat ouvert

Suite au scrutin de dimanche, un débat s'est ouvert dans le monde sur l'opportunité de lever les sanctions imposées à la Birmanie. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a annoncé mercredi que Washington allait «alléger» les restrictions pesant sur les investissements vers la Birmanie et qu'elle finaliserait «dans les prochains jours» les formalités destinées à nommer un ambassadeur dans ce pays.

L'Union européenne envisage elle aussi un allègement fin avril des mesures contre le régime birman. Bruxelles a entamé mardi un débat sur l'ampleur du geste à faire, alors que les dirigeants de l'Association des nations du sud-est asiatique (Asean) ont appelé le même jour à la levée de ces sanctions.

(ats)