Naturalisation

22 novembre 2017 15:56; Act: 22.11.2017 15:56 Print

La Thurgovie confirme ses exigences linguistiques

Les députés thurgoviens ont approuvé mercredi une proposition de l'UDC, qui exige à l'oral un niveau B2 du système de référence des langues.

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Le Grand Conseil thurgovien a confirmé mercredi un premier vote, plus serré, datant d'octobre. (Photo: Keystone)

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Les candidats à la naturalisation en Thurgovie devront présenter de meilleures connaissances linguistiques que dans le reste de la Suisse. Le Grand Conseil a confirmé en deuxième lecture mercredi un nouveau règlement dans la loi sur le droit de cité. La décision a été prise par 65 voix contre 53. Lors de la première lecture fin octobre, le vote avait été plus serré, avec 58 voix contre 57.

Emanant d'une proposition de l'UDC, le nouveau règlement exige que les candidats au passeport suisse aient, à l'oral, un niveau B2 du système de référence des langues. La Confédération prévoit elle, dans le cadre de la nouvelle loi fédérale sur la nationalité, qui entre en vigueur en janvier 2018, un niveau B1.

Comprendre des textes complexes

Le niveau B1 permet de mener des conversations du quotidien sur des sujets familiers du travail, de l'école et des loisirs. Le niveau B2 requiert de comprendre les principaux points de textes complexes et de thèmes abstraits ainsi que des discussions dans des domaines spécifiques. L'UDC et le PLR ont fini par s'imposer après une longue discussion. Le PS, les Verts, les Vert'libéraux et le PDC-PEV se sont opposé à ce durcissement.

La loi thurgovienne sur le droit de cité est en révision en lien avec la nouvelle législation fédérale qui entre en vigueur début 2018. Jusqu'à présent, les conditions de naturalisation étaient formulées de manière générale, laissant une grande marge de manoeuvre aux autorités. La nouvelle loi fédérale prévoit des dispositions détaillées.

(nxp/ats)