Santé

28 février 2011 13:27; Act: 28.02.2011 13:40 Print

La dépression mal connue des Suisses

En Suisse près de 800'000 personnes, soit 10% de la population, ne savent pas ce qu'est la dépression, selon un sondage.

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Les connaissances à propos de la dépression restent vagues, révèle le sondage mené par l'institut gfs-zurich en octobre 2010 pour le compte de la fondation Werner Alfred Selo (WASS). Ainsi, seuls 33% des personnes connaissent la signification précise du terme dépression et 17% les symptômes.

On constate toutefois une certaine amélioration par rapport à un sondage mené sur le sujet en 1995, toujours par gfs-zurich. Les sondés étaient alors 19% à ne pas savoir ce qu'est la dépression. Cependant, les efforts de sensibilisation doivent être poursuivis, affirme la WASS.

Le travail arrive en tête des causes supposées de la dépression, ce qui n'était pas le cas en 1995. Ainsi 46% des sondés estiment que la situation professionnelle ou l'économie en général peuvent pousser à la dépression. Le stress et la déshumanisation des rapports personnels sont aussi fréquemment cités.

Les Romands en parlent moins

Par ailleurs, les Romands sont moins enclins que les Alémaniques à aborder le sujet. S'ils souffraient d'une dépression, 31% des Romands se disent prêts à en parler à leurs amis contre 42% des Alémaniques. On constate également un écart dans le cadre familial: 70% des Romands annonceraient leur maladie à leur proches contre 77% des Alémaniques.

Le sondage met encore en évidence une «loi du silence» qui touche les hommes et les personnes âgées. Ces groupes rechignent à aborder la dépression, contrairement aux femmes et aux jeunes, qui en parlent plus ouvertement et sont également mieux informés.

Devant ces résultats, la WASS demande qu'une campagne de sensibilisation soit mené au niveau national. Elle soutient en ce sens une motion déposée par le conseiller national Andy Tschümperlin (PS/SZ) «Réadaptation par une campagne de sensibilisation sur les maladies psychiques».

(ats)