Suisse

07 décembre 2019 10:42; Act: 07.12.2019 10:42 Print

La famille Khrapunov contre-attaque

L'ex-ministre kazakh et ancien maire de la ville d'Almaty réclame le statut de réfugiés politiques et veut faire reconnaître le tort moral qu'il a subi avec sa famille.

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Victor Khrapunov et son épouse se sont installés à Genève en 2008. (Photo: khrapunov.info)

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Innocentée, la famille Khrapunov contre-attaque. Si le Ministère public genevois a classé la procédure ouverte en 2012 à son encontre pour blanchiment d'argent, celle-ci veut désormais «obtenir la reconnaissance de l'énorme tort moral causé par ces années de procédure».

«Nous voulons également obtenir le statut de réfugiés politiques que nous demandons depuis huit ans», explique Victor Khrapunov dans un entretien accordés à la «Tribune de Genève» et à «24Heures». Ex-ministre kazakh et ancien maire de la ville d'Almaty, Victor Khrapunov a fui son pays avec son épouse. Ils se sont installés à Genève en 2008.

«Avec ma femme et mon fils, nous allons ensuite nous battre pour obtenir l'indemnisation des frais d'avocats - près d'un million de francs - engagés durant toutes ces années. Nous voulons aussi porter plainte contre la firme Deloitte, en raison du rapport mensonger réalisé par son antenne moscovite - payé par le Kazakhstan - qui a été central dans toute l'affaire», poursuit Viktor Khrapunov.

Dédommagement exigé

La justice genevoise avait ouvert en 2012 une enquête pour blanchiment d'argent, après une demande d'entraide judiciaire kazakhe que Berne avait finalement refusé d'accorder. Les époux Khrapunov ont toujours nié les allégations et l'ancien ministre dénoncé un acharnement politique contre lui.

Dans cet entretien, le ministre déchu annonce aussi que «plusieurs membres de notre famille contre-attaquent devant les tribunaux helvétiques pour obtenir du Kazakhstan un dédommagement pour la confiscation de leurs biens au pays, de l'ordre de 30 millions de francs».

Et de rappeler qu'il y a sept ans, c'est bien ici que le régime de Nazarbaïev était venu présenter des commandements de payer se chiffrant en centaines de millions de francs, sans rapport avec notre patrimoine.

(nxp/ats)