Bâle

03. Dezember 2019 18:15; Akt: 03.12.2019 18:15 Print

La fillette fait du vélo sur le trottoir, la police sévit

Une enfant de 11 ans a été sommée de se rendre à un cours de circulation après avoir emprunté le trottoir avec sa bicyclette. Son père, avocat, s'insurge.

storybild

(Bild: dr)

Zum Thema
Fehler gesehen?

«En cas d'absence non justifiée, un rapport sera transmis au bureau du procureur de la jeunesse de Bâle-Ville». Voici les quelques mots qui clôturent la lettre adressée à une petite fille de 11 ans en fin novembre. Dans ce courrier, la police bâloise informe les parents que leur enfant a été arrêtée le 15 janvier dernier alors qu’elle circulait à vélo sur le trottoir. La petite devra se rendre au jardin de circulation de sa région pour une leçon d'instruction. La participation est obligatoire, comme le stipule la missive.

L'homme destinataire de ce courrier, Daniel Ordas, est un avocat bâlois. Très surpris par son contenu, il l'a posté sur sa page Facebook avec un commentaire ironisant sur la bureaucratie des autorités. Il a en effet fallu pas moins de 10 mois au Canton pour envoyer cette convocation de la police et encore, l'homme de loi a aussi repéré que la lettre parlait d'abord de sa fille puis considérait cette dernière comme un garçon. Ces éléments ont fait douter M. Ordas quant à l'authenticité de ce courrier. Habituellement, ce genre de lettre est envoyée dans un délai de trois semaines.

Pour tous les 10-15 ans

«Dans ce cas précis, l'envoi a été retardé pendant trop longtemps, affirme un porte-parole de la police Bâloise à SRF. Nous sommes désolés et nous sommes en train d'enquêter.» Une telle convocation est envoyée d'office à tous les enfants âgés de 10 à 15 ans arrêtés par la police en cas de délit routier, le but affiché étant «de protéger les adolescents des accidents».

«Les enfants de cet âge sont déjà suffisamment impressionnés lorsque la police en uniforme se présente devant eux et les informe d'un comportement répréhensible», poursuit Daniel Ordas qui peste également contre le ton de la missive. La lettre n'a pas été écrite pour les enfants, mais est adressée aux parents, répond le porte-parole de la police: «Le ton est adressé aux parents». Pour sa part, l'avocat bâlois explique que sa fille pousse désormais son vélo quand elle se trouve sur le trottoir en précisant que «nous (ses parents) ne voulons pas qu'elle circule avec son vélo sur la route principale.»

(lha/vsm/cga)