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05 juillet 2018 17:44; Act: 05.07.2018 20:24 Print

La grève est suspendue chez Tamedia

La médiation des cantons de Vaud et de Genève a été acceptée, indique jeudi le Conseil d'Etat vaudois.

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

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Après trois jours de conflit, la grève chez Tamedia est suspendue dès jeudi minuit. Les deux parties ont accepté la médiation vaudoise. Les licenciements prononcés sont également suspendus.

Les représentants du personnel, en grève depuis mardi 16h, et Tamedia ont accepté la médiation aux conditions suivantes. Les deux parties sont d'accord de suspendre avec effet immédiat, et tant que dure la médiation, toutes mesures comme licenciements et grèves, a expliqué le Conseil d'Etat vaudois.

Pas de mesure de rétorsion

Les licenciements «notifiés à ce jour sont suspendus», précise également le Conseil d'Etat. La médiation sera conduite par la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite et le conseiller d'Etat Philippe Leuba, responsable de l'économie. Une première séance est agendée le lundi 9 juillet.

La médiation a été acceptée à l'unanimité des rédactions en assemblée générale, relèvent pour leur part les syndicats Impressum et syndicom. Les journalistes grévistes seront de retour au travail dès vendredi 8h ou selon leur horaire. Tamedia s'est engagé à renoncer à toute mesure de rétorsion.

Solidarité et union

«Au fil des trois jours de conflit, la centaine de grévistes s'est toujours montrée solidaire et unie. L'attitude des collaborateurs sera la même tout au long de la période qui s'ouvre maintenant», notent les syndicats dans leur communiqué de presse commun.

Pour mémoire, la grève a débuté mardi à 16h00 dans les rédactions de 24 heures, la Tribune de Genève, le Matin et le Matin dimanche, alors que 20 minutes ne prenait pas part au mouvement. Les journalistes demandaient à l'éditeur de ne pas procéder à la suppression du Matin papier et de renoncer aux licenciements prononcés.

Grosse charrette

Fin juin, Tamedia a rejeté toutes les alternatives proposées par la rédaction. Il a annoncé 36 licenciements dont 22 dans la rédaction et quatre réductions de temps de travail. L'éditeur zurichois affirme que le journal a perdu 34 millions de francs au cours des dix dernières années et qu'il veut désormais le développer comme «une marque numérique solide avec une rédaction dédiée».

(nxp/ats)