Valais

08 décembre 2019 18:27; Act: 08.12.2019 18:27 Print

Trois plaintes et 512 pages dans le dossier Rossier

L'ancien chef du service de l'environnement avait transmis à la commission de gestion des documents pointant l'inaction du gouvernement. Plusieurs plaintes suivent la publication du dossier.

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Le départ de Joël Rossier, ici à droite de l'image, avait fait couler beaucoup d'encre. (Photo: Keystone)

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L’affaire Rossier, du nom de l’ex-chef du Service de l’environnement, déboule en force devant la justice. Le dossier de 512 pages rédigé par Joël Rossier avant sa démission, à l’aide duquel il accuse le gouvernement d’inaction face aux pollutions au mercure, a été transmis au Ministère public par la Commission de gestion (Cogest) du Grand Conseil. Une enquête a été ouverte.

Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministère public du Valais confirme avoir reçu les documents. Il indique que le but est de «vérifier si certains éléments pourraient tomber sous le volet pénal» et qu'une enquête préliminaire est en cours. Il ne donne pas plus d'informations.

La Cogest indique avoir remis les documents par simple principe de précaution, a précisé son président Patrick Hildbrand. En agissant ainsi, rien ne pourra lui être reproché.

Deux autres plaintes

Le préposé à la transparence, Sébastien Fanti, et sa commission ont eux aussi saisi la justice après avoir consulté des juristes, a-t-il annoncé peu après dans un communiqué.

Une troisième dénonciation pénale contre X a été formulée par la Cogest pour violation du secret de fonction, révèle en outre «Le Nouvelliste», après un article du «Temps» qui affirme que le rapport avait été transmis à la nouvelle conseillère aux Etat PDC Marianne Maret, alors présidente de la Cogest.

Selon le quotidien valaisan, le rapport ne révèle aucune nouvelle pollution, mais pointe la mauvaise gestion des problèmes de mercure et benzidine par le Conseil d'Etat.

«Rupture de confiance»

Le chef du service valaisan de l'environnement (SEN), Joël Rossier, a démissionné en juin 2019, alors qu'il aurait dû quitter son poste à la fin octobre. Il a été libéré de son obligation de travailler le 21 août dernier par le Conseil d'Etat qui a évoqué une «rupture de confiance».

Le chef démissionnaire a remis de multiples documents aux autorités de surveillance (l'inspection cantonale des finances et la Cogest). L'affaire fait de nombreuses vagues. Le rapport de la Cogest sur le dossier mercure, qui fait notamment des recommandations sur le fonctionnement du SEN, sera sur la table du Grand Conseil jeudi prochain.

(nxp/ats)