Suisse

23 juillet 2018 16:58; Act: 23.07.2018 16:58 Print

La mordeuse de steward se fait offrir un bon de Swiss

Une Hongroise a récemment écopé d'une amende de 300 fr. pour avoir sorti les crocs en plein vol, blessant un employé de la compagnie helvétique. Malgré cela, elle s'est fait offrir un bon.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

L'incident peu banal qui s'est produit en avril dernier sur un vol Swiss fait étrangement penser au proverbe suivant: tel chien, tel maître. Une Hongroise de 75 ans, reliant Los Angeles à Zurich, avait mordu le bras droit d'un steward. Peu avant, l'employé lui avait interdit de nourrir son toutou, qui voyageait dans son sac de transport installé sous le siège de devant. La septuagénaire a récemment écopé d'une amende de 300 fr. pour voies de fait.

La fille de la retraitée, installée en Californie, a entre temps pris contact avec nos confrères de «20 Minuten». Elle critique les articles «injustes» publiés par la presse et tient à livrer sa version des faits. «Le steward ne s'est pas comporté de manière civilisée. Il n'a ni pris en compte l'âge de ma mère ni le fait qu'elle ne pouvait pas le comprendre parce qu'elle parle uniquement le hongrois.» Et d'ajouter: «Il l'a aussi attaquée verbalement et physiquement.» La fille de la condamnée précise que sa mère avait pris soin d'emporter avec elle un bout de papier sur lequel elle expliquait qu'elle allait nourrir son chien de temps à autre.

Correspondance ratée

Si la situation a dégénéré à ce point, c'est parce que la septuagénaire a eu peur pour son chien, assure-t-elle. «Ma mère craignait qu'on lui prenne son chien et qu'on l'installe dans le compartiment à bagages à main, où il aurait pu manquer d'air.» Un tel drame s'était en effet produit en mars sur un vol United Airlines.

Après avoir mordu l'employé de Swiss, la septuagénaire avait été remise à la police, une fois arrivée à l'aéroport de Zurich, et avait dû subir une prise de sang. La retraitée avait par la suite loupé sa correspondance pour Budapest et dû dormir dans un hôtel.

«Rien à voir avec l'incident»

Dans une lettre envoyée à la compagnie aérienne, la fille de la Hongroise demande des excuses officielles tout comme le remboursement des frais d'hôtel et du vol manqué. Après quelques semaines, Swiss a bel et bien fait parvenir un bon de 110 fr. à la retraitée.

Contactée à ce sujet, la compagnie aérienne explique que le bon n'a rien à voir avec l'incident qui s'est produit à bord de l'avion. «Ce geste se rapporte au fait que l'expérience de la passagère n'a pas été conforme à ses attentes. Notre lettre, nos excuses et le bon ne sont pas liés à l'incident survenu à bord du vol.» Le service de presse de Swiss tient par ailleurs à préciser que la version livrée par la fille de la septuagénaire ne coïncide pas avec celles du steward et du maître de cabine: «Les rapports réalisés nient toute violence de la part du personnel Swiss.»

(wsa/ofu)