Jeunesse et Sport

06 février 2011 12:30; Act: 06.02.2011 12:46 Print

La promotion du sport victime de fraudes

Entre 2008 et 2010, Jeunesse et Sport a subi 25 à 30 cas de tricheries, notamment pour des stages et des cours de cours qui n’ont jamais eu lieu.

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Depuis 2008, Jeunesse et Sport a souvent été victime de fraudes, surtout de la part de clubs de football. (Photo: Keystone)

Une faute?

Il serait exagéré de parler d’une profusion de fraudes au sein de Jeunesse et Sport (J+S). Dans la plupart des cas révélés par la «SonntagsZeitung», il s’agit de délits mineurs qui, dans certains cas, ont duré plusieurs années. Mais il y a aussi eu des cas plus graves, comme en 2008, où l’Office fédéral du sport (OFSPO) a identifié deux tricheries plus importantes, pour une somme de près de 100 000 francs. Un an plus tard, la somme délictueuse s’élevait à 170 000, dans cinq cas de frauduleux. En 2010, les choses se sont subitement calmées et l’OFSPO n’a réclamé plus qu’une trentaine de mille francs aux sociétés qu’il avait subventionnées cette année-là.

Clubs de foot tessinois particulièrement visés

Selon l’OFSPOP, il s’agit souvent de clubs de football qui ont triché pendant plusieurs années de suite. Un club tessinois, par exemple, a réussi, grâce à de faux décomptes, à s’approprier 42 942 francs entre 2005 et 2009. Un autre club du sud de la Suisse a fait plus fort: entre 2007 et 2009, il s’est approprié 103 013 francs pour des cours de formation qui n’ont jamais eu lieu. Le plus important cas de fraude s’est également déroulé dans un club de football du Tessin qui a dû rembourser la somme de 127 199 francs, la moitié des montants alloués par J+S entre 2004 et 2009.

Cas de fraude dans la relève sportive

La tricherie ne sévit pas que dans les décomptes de cours de formation. Elle a également lieu dans l’encouragement de la relève. Ainsi, c’est confirmé par l’OFSPO, la Fédération suisse de karaté a été obligée de rembourser 50 000 francs à l’office fédéral.
Selon Christoph Lauener, porte-paroles de l’OSPO, les cas de fraudes étaient souvent dus à des erreurs de calcul, à des négligences. Il admet que dans d’autres il s’agissait bien de malveillance. Globalement, il estime que ces montants sont relativement modestes si l’on tient compte du budget global de son office qui s’élève à 60 à 70 millions de francs.

Un nouvel ordinateur pour mettre de l’ordre

Grâce à une banque de données centralisées, les responsables de J+S espèrent exercer une meilleure surveillance sur leurs «clients» et leurs activités. Cet outil de gestion a d’ailleurs d’ores et déjà produit des effets surprenants. Depuis qu’il a été introduit de manière définitive, le nombre de participants à des cours J+S a passé de 421 497, en 2008, à 338 065, en 2009.

(rga)