Écolier tué à Bâle

22 mars 2019 22:39; Act: 23.03.2019 07:20 Print

La vieille dame aurait choisi sa victime au hasard

La septuagénaire suspectée du meurtre d'un enfant de 7 ans, jeudi en pleine rue, n'avait aucun lien avec sa victime. Les raisons qui l'ont poussée à passer à l'acte restent floues.

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La tragique agression d'un écolier, jeudi après-midi à Bâle, suscite consternation et incompréhension dans la cité rhénane. L'enfant de 7 ans rentrait de l'école lorsqu'il a été poignardé au cou par une femme âgée de 75 ans. Emmenée d'urgence à l'hôpital, la jeune victime y est décédée peu après des suites de ses blessures.

Au lendemain des faits, les raisons qui ont poussé la vieille dame à passer à l'acte, avant de se dénoncer à la police, restent un mystère. Mais après de longues heures d'interrogatoire, le profil de la meurtrière présumée commence gentiment à se dessiner.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillante aurait choisi sa victime au hasard. «La femme et l'enfant ne se connaissaient pas», a indiqué vendredi Peter Gill, porte-parole du procureur de Bâle-ville.

La santé mentale fragile de la septuagénaire n'était, par ailleurs, pas inconnue des autorités. Le Ministère public a annoncé qu'il avait des doutes sur sa responsabilité au pénal, tout en demandant sa mise en détention et l'établissement d'un rapport psychiatrique.

Criblée de dettes

D'après des recherches effectuées par Telebasel et nos confrères de «20 Minuten», la femme était confrontée à une situation financière difficile. Une faillite prononcée en 2008 l'aurait mise sur la paille et elle aurait accumulé plus de 100'000 francs de dettes, avant d'être placée sous tutelle et de bénéficier d'une assistance sociale. Elle aurait séjourné jusqu'en juin dernier dans un immeuble à quelques encablures du lieu de l'agression. Mais depuis, sa trace a disparu.

Le Ministère public n'a pas souhaité faire de commentaires, «en raison de l'enquête en cours», a fait savoir Peter Gill. Même son de cloche du côté de l'autorité de protection des enfants et des adultes de Bâle-Ville, en charge de l'aide sociale, qui ne pouvait ni confirmer, ni infirmer ces éléments.

(lhs/las/mst)