Double meurtre à Bülach (ZH)

17 septembre 2019 22:55; Act: 18.09.2019 08:49 Print

Elle est venue sur les lieux du crime avec ses enfants

Une femme, son compagnon et un complice risquent la perpétuité. Elle a avoué avoir amené ses enfants sur le lieu d'un double crime sans savoir que la situation allait mal tourner.

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Lundi, le procureur a requis la réclusion à perpétuité pour les trois accusés devant le tribunal de district de Bülach (ZH), et l'incarcération immédiate pour le principal accusé. Un couple et leur complice sont accusés du double meurtre d'un camionneur de 36 ans et d'un Serbe de 25 ans. L'enquête a démontré que chacun des meurtriers présumés avait eu un rôle dans la mort des deux hommes.

Les trois accusés sont des ressortissants suisses. Thomas K. 29 ans et son épouse Corine K. du même âge dirigeaient une entreprise de transport en faillite dans le canton de Berne. Âgé de 36 ans et meilleur ami du jeune homme, le complice était propriétaire d'un garage dans le canton de Soleure. Il était cependant au chômage. Il travaillait en partie pour la compagnie de transport de son ami.

Fin avril 2016, le trio a braqué un Serbe qu'ils connaissaient et début juin 2016, un propriétaire de camion zurichois. Leur objectif était de dérober leur argent et revendre les véhicules, mais tout à mal tourné. Les deux victimes ont été maintenues attachées pendant des heures et bâillonnées avec du ruban adhésif en toile.

Lente souffrance des victimes

Au deuxième jour du procès, la mère de famille avait même avoué avoir amené ses enfants sur le lieu du crime. Le jour du meurtre du camionneur, elle était sur la route avec ses enfants quand Thomas, son mari, l'a appelée. Elle devait se rendre rapidement sur place pour le vol d'un camion. «Si j'avais su comment ça finirait, je n'aurais jamais emmené mes enfants avec moi.» Elle n'avait pas pensé que la situation aurait pu dégénérer à ce point.

Lundi avait lieu le réquisitoire du procureur. Selon lui, les trois accusés ont agi pour des motifs manifestement égoïstes. Leur mode opératoire a été qualifié d'extrêmement cruel. Les principaux accusés ont bouché les voies respiratoires des victimes avec du ruban adhésif. Elles ont ainsi suffoqué lentement et douloureusement tout en restant conscientes.

(lom/ats)