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26 février 2019 21:02; Act: 26.02.2019 21:05 Print

La violence psychologique très utilisée pour éduquer

par Pauline Rumpf/frb - Sept parents sur 10 ont recourt à des mots blessants pour recadrer leur enfant. Les châtiments corporels sont en recul.

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Alors que les punitions corporelles sont en baisse, la violence psychologique des parents sur leur progéniture, elle, est très répandue. Près de 70% des parents disent l’utiliser au moins occasionnellement; un tiers d’entre eux ajoute que ce n’est pas rare, révèle une étude publiée hier par l’Université de Fribourg.

Parmi les pratiques citées: ignorer son enfant quelques heures ou quelques jours, l’enfermer pendant une longue pédiode, chercher à le blesser avec des mots, lui hurler violemment dessus, voire le menacer de le confier à une famille d’accueil ou à une institution. Selon ce sondage représentatif, les Romands y ont plus souvent recours que les Alémaniques et les italophones.

Facteur déterminant pour l'avenir

«Toute colère ne représente pas forcément une forme de violence, précise le professeur Dominik Schöbi, co-auteur de l’étude. Un enfant sait faire la différence entre un parent fâché et une volonté d’humilier ou de blesser. On définit la violence psychologique en lien avec le besoin fondamental de l’enfant de se sentir en sécurité et rassuré par rapport à l’affection de ses parents.»

En Suisse, près de 100 000 enfants de 1 à 6 ans seraient soumis à ces pratiques, à un âge où ils présentent une grande vulnérabilité. De la qualité de l’attachement créé avec les parents dépendra alors le développement de leur santé, notamment mentale. «Une violence répétée, même psychologique, est un facteur de risque important qui aura une influence sur le succès à l’école, dans le monde professionnel ou encore dans les relations adultes», prévient Dominik Schöbi.

Les commentaires les plus populaires

  • ruedu le 26.02.2019 21:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    faudrait savoir...

    faudrait une fois savoir commment ces spécialistes de l'éducation veulent éduquer. taper, gronder, punir etc (le tout même rarement) est faux. alors on fait comment pour éduquer un enfant qui dout être repris pour la X-em fois sur un truc grave??? et si on lausse faire on est aussi fautifs... heureusement mes enfants sont adultes...

  • Rorourou le 26.02.2019 21:29 Report dénoncer ce commentaire

    Triste mentalité

    Et dire que tous ces spécialistes ne font pas d'enfants ... A quand des études jusqu'au doctorat pour disposer d'un permis pour se reproduire ?

  • Insomnie le 26.02.2019 21:48 Report dénoncer ce commentaire

    Bizarre

    2 fois dans la même journée des articles sur les parents "maltraitants"... Je m'y connais pas où on nous prépare une nouvelle loi de derrière les fagots...

Les derniers commentaires

  • Antonietta le 27.02.2019 14:17 Report dénoncer ce commentaire

    Où est la Dignité ?

    C'est avec la violence psychologique de la peur que le parent manipulateur enleve les enfants à l'autre parent Et rompt les liens affectifs pour toujours. Une grave maltraitance et que font-ils les services d'aide à l'enfance ???

  • Mamanparfoisexcédée le 27.02.2019 09:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nuance !

    Pour toute la petite équipe qui réagit à cet article en disant: "on ne peut plus hausser la voix, c'est dur d'être parent, les professionnels ne font que de faire la morale", vous savez lire ? Le professeur fait une distinction explicite entre un parent fâché (normalité, pas grave) et une volonté de menacer, humilier. C'est le fait de remettre en question la sécurité affective qui est nuisible, pas le fait d'être excédé parfois (ce qui est absolument inévitable avec ces petites crapules). Donc, recadrer sans faire douter de son amour parental. On peut élever la voix, dire stop, sans insulter et dévaloriser.

  • John Porret le 27.02.2019 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    Parents plutôt laxistes...

    Et bien moi je m'alarme plutôt pour les enfants que l'on peut voir dans les lieux publics ou à la sortie des écoles et qui n'ont, visiblement reçu aucune éducation, qui hurlent, bousculent devant des parents qui ne bougent pas... À quand un article sur ce sujet?

    • Conseil le 03.03.2019 21:02 Report dénoncer ce commentaire

      Réponse

      À votre grande surprise, ces enfants dont vos parlers on reçut souvent beaucoup de coups ou de parole violente.

  • Relation parent-enfants le 27.02.2019 09:33 Report dénoncer ce commentaire

    Ouvrez les yeux

    Il suffit pourtant de regarder les exemples concrets pour voir que la violence éducative n'est pas la solution. La majorité des délinquants sont issus de familles violentes. Ou Super Nanny, qui arrivait à "rattraper" des enfants sans aucune violence éducative ! Et encore une fois, ne pas user de violence éducative ne signifie pas être laxiste et ne mettre aucune limite (ce que beaucoup ont l'air de penser ici) !

    • psychologue le 03.03.2019 21:03 Report dénoncer ce commentaire

      Le conseil du sage

      Exactement enfin un ou une qui voit les choses en face.

  • Nicolas do Nascimento le 27.02.2019 09:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    il ne faut pas confondre violence psychologique, m

    "si tu ne fais pas bien tes devoirs ou que tu as des mauvaises notes à l'école tu seras privé de dessin animé". " si tu ne finis pas ton assiette tu seras privé de dessert". évidemment que cela peut-être considéré comme une "menaces psychologiques", mais pour éduquer correctement un enfant il est parfois logique et meme nécessaire de le menacé d'être privé de dessin animé ou de dessert si il à des mauvaises notes où qu'il ne finit pas son assiette. un enfant a aussi des obligations et ne peut pas faire ce qu'il veut quand il veut, punir de temps à autre son enfant fait partie de son éducation. à l'école par exemple une maîtresse de classe peut très bien mettre un élève 5 minutes derrière la porte de la classe si celui-ci perturbe le cours par son comportement inadequate à certains moments, mais cela ne doit pas être considéré comme une "violence psychologique" mais plutôt comme une "menace psychologique" et ce, dans l'unique but de le dissuader de troubler la quiétude de la classe c'est tout à fait normal, sinon quoi ? bientôt aucun parents ne pourra même plus dire non à son enfant et sera obligé d'accepter toutes ces bêtises sans que celles-ci n'aille de conséquence ?