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30 juillet 2018 11:17; Act: 30.07.2018 16:40 Print

Le Doubs à sec en France, coule encore en Suisse

De Pontarlier à Morteau, des tronçons de la rivière sont complètement à sec. Côté suisse, le niveau baisse mais la cote d'alerte n'est pas encore atteinte.

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Côté français, la sécheresse du Doubs est encore pire que sur cette image qui date de 2003. Côté suisse, tout va bien pour le moment, malgré la canicule. (Photo: Keystone)

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La sécheresse frappe toute l'Europe et a de graves conséquences sur les cours d'eau. Ainsi le Doubs, qui serpente le long du Jura entre la Suisse et la France, est complètement à sec entre Pontarlier et Morteau, soit juste à côté de la frontière helvétique, révèle l'Est Républicain. «Ça m'a donné les larmes aux yeux, c'est du jamais vu. Je me souviens qu'en 2003 ou 2004, malgré des sécheresses bien plus importantes, il y avait encore de l'eau», raconte le garde-pêche de la fédération du Doubs.

Mais la sécheresse ne serait pas seule en cause. Il y aurait des fuites en amont de la rivière, soit des failles bien connues mais qui provoquent une déperdition bien plus importante que les autres années.

Pour essayer de résorber cette situation catastrophique, les différents acteurs de la région frontalière ont demandé des lâchers plus importants au niveau du lac Saint-Point, qui alimente le Doubs. Mais même l'ouverture des vannes est insuffisante, selon le journal. D'autant que le niveau du lac baisse aussi chaque jour.

Le niveau baisse en Suisse, mais loin de la cote d'alerte

Côté suisse, rien d'alarmant pour le moment. Le niveau du lac des Brenets, une retenue d'eau naturelle du Doubs à la frontière entre le canton de Neuchâtel et la France, baisse de 15 cm chaque jour actuellement. Ce qui est beaucoup. «Mais pour l'instant nous en sommes à 2,44 mètres en-dessous de son niveau habituel à cette saison», explique Ivan Durig, sous-directeur de la compagnie de navigation sur le lac des Brenets et le Doubs. «On est encore loin de la cote d'alerte qui est de -7 mètres et on navigue sans problème».

En revanche, ceux qui veulent admirer un Saut du Doubs en pleine puissance vont devoir revenir à un autre moment. «Le débit de la rivière est d'un peu plus de 2 m3 par seconde, alors qu'en temps normal, il est de 15 m3/seconde», avance Ivan Durig. Mais du coup, avis aux amateurs, le niveau bas de la rivière permet d'admirer des strates géologiques que l'on ne voit jamais d'habitude.

(cht/nxp)