Aviation

12 septembre 2019 11:04; Act: 12.09.2019 11:41 Print

Le National ne veut pas d'un anglais obligatoire

Le Conseil fédéral a proposé que les pilotes amateurs utilisent l'anglais pour leurs communications radiotéléphoniques. Le Conseil national s'y oppose.

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Les pilotes amateurs ne sont pas obligés de communiquer en anglais. (Photo: Keystone)

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Les pilotes amateurs ne devraient pas être contraints d'utiliser l'anglais pour leurs communications radiotéléphoniques. Contre l'avis du Conseil fédéral, le National a adopté jeudi par 138 voix contre 13 une motion exigeant l'autorisation des langues nationales dans l'espace aérien suisse.

Le texte exige que la langue utilisée en radiotéléphonie soit définie d'entente avec les cercles des utilisateurs de l'espace aérien afin que pour les vols non commerciaux, les communications puissent continuer à s'effectuer dans la langue nationale locale en plus de l'anglais.

Le Conseil fédéral a révisé l'ordonnance sur le service de navigation aérienne pour le début de l'année et il est allé beaucoup plus loin que l'objectif prévu puisqu'il a interdit les langues nationales aussi pour les vols à vue non commerciaux. Or, aucune disposition internationale ne prévoit que l'anglais soit la seule langue pouvant être admise, s'est insurgé Thomas Hurter (UDC/SH). Il faut suspendre l'application de l'ordonnance et revenir à l'ancien droit.

La volonté politique exprimée lors de la révision de la loi sur l'aviation civile n'a pas été assez prise en compte, a justifié Hugues Hiltpold (PLR/VD) au nom de la commission. Un pilote de planeur devant atterrir d'urgence et maîtrisant mal l'anglais ne pourra pas aller à l'aérodrome de Sion et devra trouver un terrain dégagé avec les risques de casse qui vont avec, a-t-il illustré.

Sécurité d'abord

Ces arguments n'ont pas ébranlé le gouvernement qui tient à la nouvelle réglementation par souci de sécurité. La Suisse parle quatre langues nationales et trois d'entre elles sont utilisées dans l'aviation. Ce défi linguistique peut provoquer des incompréhensions et engendrer des risques pour le transport aérien.

La nouvelle réglementation n'a pas été contestée lors de la consultation, a rappelé Simonetta Sommaruga. Seuls 4 ou 5 pilotes sur 100 ne maîtrisent pas les 50 à 100 termes techniques voulus en anglais. L'Office fédéral de l'aviation civile a même prévu des cours pour soutenir les pilotes concernés et pourrait adapter les exigences.

«Cent cinquante pilotes sont cloués au sol en Valais par la nouvelle réglementation», a attaqué Benjamin Roduit (PDC/VS). «Les pilotes sont des gens intelligents, ils n'auront pas de peine à apprendre le vocabulaire nécessaire», lui a répondu la ministre des transports. Une révision de l'ordonnance est possible, mais donnera beaucoup de travail et n'en vaut guère la peine, a-t-elle jugé. En vain.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • pony le 12.09.2019 12:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    radiotelephonie UIT

    Encore et encore des ronds de cuirs qui réinvente la lune pour justifier les 10.000 CHF par mois ..bahhhh ma ou allons nous je pense qu'il devrait mettre le romanche obligatoire dans toute la Suisse il y aura sûrement moins de collisions (rires)

  • dedemar le 12.09.2019 13:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Arroseur ....

    A quand les séances du Conseil fédéral en anglais!

  • Tom-Tom le 12.09.2019 16:10 Report dénoncer ce commentaire

    Mais bien sur et la marmotte....

    Moi je défie Madame Somaruga de passer le LPC avec 50 mots d'anglais. Comment peut-elle oser dire que "Vous dites que tous les 150 pilotes ne sont pas capables d'apprendre les 50 mots en anglais? Je ne sais pas, mais on peut peut-être les soutenir: l'Office fédéral de l'aviation civile a même prévu de soutenir les pilotes par des cours de langue pour apprendre ces 50 ou 100 mots en anglais. Quelque chose a vraiment été entrepris." Mais oui je lui paie son examen LPC en anglais si elle le passe avec 50 mots

Les derniers commentaires

  • Roland Marquis le 13.09.2019 10:07 Report dénoncer ce commentaire

    Comparaison

    Et en France, par exemple, quelle langue utilisent les pilotes privés sur les petits aérodromes?

    • Jean Raoul le 15.09.2019 11:12 Report dénoncer ce commentaire

      Evidemment

      En france il est presque impossible de parler Anglais ! Tout les pilotes des compagnies françaises parlent le français (comme à genève) Sur certains petits aéroport, l'anglais est même interdit.

  • Iam Flying le 13.09.2019 08:27 Report dénoncer ce commentaire

    On the wrong way

    Certains n'ont même pas lu le totre et ne comprennent rien. Mme Samaruga veut que l'anglais soit obligatoire. C'est le national qui ne veut pas. J'espère que ce ne sont pas des pilotes qui ont écrit des commentaires contraire à la réalité.... signe de danger dans cette passion.

  • Lorenzo le 12.09.2019 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Moi speak francese

    Je ne connais pas bien le sujet, mais avec une license PPL il me semble on peut voler à travers l'europe. Alors un atterissage sur l'italie, l'allemagne ou autre, on communique en français pour s'annoncer ?

    • gigi le 12.09.2019 21:02 Report dénoncer ce commentaire

      no problem

      Dans les pays non francophones il faut effectivement communiquer par radio en Anglais, les détenteurs de PPL qui n'ont pas validation radion en Anglais savent très bien qu'ils n'ont pas le droit de voler dans des zones non francophones. Ce n'est pas compliqué. Par contre ils ont la possibilité de pratiquer leur passion dans les zones francophones.

  • Tom-Tom le 12.09.2019 16:10 Report dénoncer ce commentaire

    Mais bien sur et la marmotte....

    Moi je défie Madame Somaruga de passer le LPC avec 50 mots d'anglais. Comment peut-elle oser dire que "Vous dites que tous les 150 pilotes ne sont pas capables d'apprendre les 50 mots en anglais? Je ne sais pas, mais on peut peut-être les soutenir: l'Office fédéral de l'aviation civile a même prévu de soutenir les pilotes par des cours de langue pour apprendre ces 50 ou 100 mots en anglais. Quelque chose a vraiment été entrepris." Mais oui je lui paie son examen LPC en anglais si elle le passe avec 50 mots

    • gigi le 12.09.2019 21:12 Report dénoncer ce commentaire

      Dirigeante qui radote !

      Il faut avoir le level 4 en Anglais et selon le service dirigé par Mme Somaruga c'est un peu plus que 50 mots. Elle serait bien inspirée de consulter le site internet de son service ;-O)

  • dedemar le 12.09.2019 13:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Arroseur ....

    A quand les séances du Conseil fédéral en anglais!

    • MoPa le 12.09.2019 14:45 Report dénoncer ce commentaire

      Excellent

      Ahahahah excellent ! Je n'avais pas vu les choses comme ca mais en effet ça éviterait certaines idées du genre...