Suisse

23 janvier 2018 13:01; Act: 23.01.2018 13:02 Print

Le PDC s'en prend à la «politisation» de l'école

Les écoles ont besoin de leur autonomie et les enseignants de la liberté de choisir leurs méthodes, estime le PDC dans une prise de position.

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L'école doit pouvoir se concentrer sur son mandat de formation. (Photo: Keystone/Archives)

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L'école doit avoir davantage de marge de manoeuvre pour atteindre les buts qu'elle s'est fixée, selon le PDC. Dans un papier de position, le parti démocrate-chrétien s'en prend à la «politisation» de la formation.

Le rôle de la politique consiste à attribuer des mandats de formation clairs, à créer des conditions-cadres adaptées aux mandats et à définir les standards de qualité qui s'imposent, écrit le parti dans son document publié mardi. Les écoles ont besoin de leur autonomie, et les enseignants de la liberté de choisir leurs méthodes.

«On doit laisser aux personnes qui font leur travail au quotidien le choix des questions opérationnelles», a commenté le président du PDC Gerhard Pfister devant la presse. Les économies doivent frapper en premier lieu l'appareil bureaucratique et administratif, et pas se faire sur le dos de l'enseignement.

Moins de politique sociale

L'école doit pouvoir se concentrer sur son mandat de formation. Son rôle ne consiste pas principalement à remédier aux lacunes parentales, ni à résoudre les problèmes d'ordre social. Selon Gerhard Pfister, on instille actuellement trop de politique sociale dans la politique de formation.

Le PDC rejette ainsi une promotion intégrative généralisée. L'intégration d'enfants souffrant de handicaps peut conduire à une surcharge et des pertes de qualité, a affirmé la conseillère nationale Andrea Gmür.

L'école doit promouvoir les compétences de base en lecture, écriture et calcul, les compétences linguistiques ainsi que les matières comme les mathématiques, l'informatique, les sciences naturelles et la technique.

Le PDC veut aussi renforcer l'équivalence de la formation professionnelle supérieure par rapport aux autres cursus du niveau tertiaire, mais rejette son académisation. Il refuse aussi une augmentation généralisée du taux de bacheliers.

(nxp/ats)