Après le séisme au Japon

16 mars 2011 15:46; Act: 16.03.2011 17:21 Print

Le PLR ouvert à un avenir sans atome

Les libéraux-radicaux (PLR) estiment que le remplacement des centrales nucléaires en Suisse n'a presque plus aucune chance de convaincre une majorité de citoyens.

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En Suisse, il faut désormais compter sans l'atome: le PLR ouvre une vaste réflexion sur la politique énergétique de la Suisse. (Photo: Reuters)

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La catastrophe survenue au Japon remet en question les futurs choix pour l'approvisionnement énergétique de la Suisse, constate mercredi le PLR après une séance de son comité directeur mardi soir. La veille pourtant, le PLR avait jugé «précipité» le gel de la procédure pour les nouvelles centrales nuclaires.

«Peut-être sommes-nous allés un peu trop vite avec ce commentaire», a reconnu le président du parti Fulvio Pelli, interrogé par l'ATS. Pour lui, ce changement d'attitude doit être compris comme une «position pragmatique». Il s'avère en effet presque impossible désormais de convaincre les Suisses de construire de nouvelles centrales.

Mais comment compenser à terme les 40% de courant produit par le parc nucléaire? Le PLR lance une discussion interne sur le futur approvisionnement énergétique. Le débat devait occuper dès mercredi la commission du parti sur les questions énergétiques.

Le 4 avril, les représentants libéraux-radicaux de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) se rencontreront avec la direction du parti pour évaluer la situation. Plusieurs parlementaires libéraux-radicaux membres de la CEATE sont proches des milieux favorables aux centrales nucléaires.


Ne pas affaiblir la Suisse

Le PLR veut mener la discussion sur quatre piliers. La production d'énergie doit respecter au mieux la protection des hommes et de l'environnement, mais il faut admettre que le risque zéro n'existe pas. Les énergies renouvelables constituent un énorme potentiel, mais elles ne sont pas en mesure de compenser la perte engendrée par un renoncement au nucléaire avant des dizaines d'années.

Le PLR compte aussi sur l'efficience énergétique, un secteur propre à l'innovation technologique susceptible de créer des emplois. Enfin, dans le cas d'un scénario sans nucléaire, il ne faut pas que la compétitivité de la Suisse en paie le prix. Le PLR déterminera sa politique à la lumière de cette analyse approfondie.


D'autres partis

Les autres partis ont également débattu de la catastrophe atomique lors de leur séance des groupes parlementaires mardi. Le PS et les Verts exigent un plan d'action pour que la Suisse sorte du nucléaire. Les écologistes souhaitent une votation populaire aussi vite que possible. Le PDC demande lui davantage d'informations sur la situation en Suisse, tandis que l'UDC estime qu'il est trop tôt pour prendre des mesures.

(ats)