Réuni en Assemblée

12 février 2011 14:03; Act: 12.02.2011 14:07 Print

Le PLR veut durcir la politique d'immigration

Les libéraux-radicaux durcissent le ton dans la politique migratoire.

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Les quelque 320 délégués du parti ont approuvé le texte point par point après une discussion longue et animée. (Photo: Keystone)

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Réunis en assemblée samedi à Zurich, ils ont adopté un papier de position visant notamment à restreindre le regroupement familial et limiter l'immigration venant de pays extérieurs à l'UE et l'AELE.

Les quelque 320 délégués du parti ont approuvé le texte point par point après une discussion longue et animée. Le papier mis au point par le groupe «Migrations» du PLR, dirigé par le conseiller national argovien Philipp Müller, avait en effet provoqué ces dernières semaines une levée de boucliers de libéraux-radicaux romands surtout, emmenés par le Vaudois Claude Ruey.

«L'essentiel» du droit international

Concrètement, le papier de position exige entre autres que le regroupement familial d'étrangers venant de pays extérieurs à l'UE et l'AELE (pays tiers) soit «limité à l'essentiel du droit international». Les conditions de ce regroupement doivent être les mêmes que dans le cas d'une autorisation de séjour annuelle.

Pour les personnes ayant obtenu l'asile, le permis d'établissement en Suisse doit être soumis aux mêmes critères que pour les autres migrants des pays tiers. Celles issues de pays dits sûrs, qui ont été admises à titre provisoire, doivent être renvoyées. Les procédures d'asile doivent en outre être raccourcies et leurs coûts limités.

Romands sans aucune chance

Les amendements des représentants romands n'ont pas trouvé grâce auprès de la majorité alémanique du PLR. Cette dernière a suivi les arguments de Philipp Müller et de la ministre saint-galloise Karin Keller-Sutter.

En matière d'intégration, le PLR exige l'introduction de contrats individuels passés avec les migrants dans tous les cantons. Bâle- Ville et St-Gall appliquent déjà cette méthode. Si le migrant refuse de s'y soumettre ou qu'il n'atteint pas les objectifs fixés en terme de connaissances linguistiques et d'intégration sociale notamment, il risque d'être renvoyé.

Libre circulation limitée

Les délégués du parti ont en outre réaffirmé les propositions présentées en 2009 pour combattre les abus dans la libre circulation des personnes. Les chômeurs étrangers auraient ainsi un an pour retrouver du travail sous peine de devoir quitter le pays. Les chômeurs «intentionnels» ou «coupables» de subiraient aussi des sanctions.

Le permis serait en outre accordé après les trois mois de travail à l'essai, pour cinq ans en cas de contrat indéterminé ou moins en cas de contrat temporaire. Le PLR demande en outre le maintien des quotas jusqu'en 2016 pour les travailleurs venant de la Roumanie et de la Bulgarie.

(ats)