Suisse

29 janvier 2020 11:42; Act: 29.01.2020 12:55 Print

Le TF botte en touche la demande d'un attaquant

En 2016, un footballeur saint-gallois avait été blessé par un gardien de but. Le Tribunal fédéral a tranché cette affaire.

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Un attaquant avait eu une fracture de la jambe lors d'un accrochage avec un gardien, en 2016, dans le canton de Saint-Gall. (Photo: Keystone/Photo d'illustration)

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Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un footballeur de 4e ligue, victime d'une fracture de la jambe après un choc avec le gardien de l'équipe adverse. En première instance, ce dernier avait écopé de 10 jours-amende pour lésions corporelles par négligence.

L'incident s'était produit en mai 2016 lors d'une rencontre entre deux formations saint-galloises. Le gardien avait heurté avec sa jambe tendue l'attaquant qui partait au but. Celui-ci avait souffert d'une fracture de l'épiphyse supérieure (tête) du tibia. Le portier avait écopé d'un carton jaune.

Dans un «demi-salto»

Le juge unique du Tribunal d'arrondissement de Wil avait estimé que le portier avait péché par imprudence coupable: il savait que son action pouvait causer une blessure mais avait estimé que celle-ci ne surviendrait pas.

En appel, le Tribunal cantonal de Saint-Gall avait acquitté le gardien. Sur la base des témoignages des deux entraîneurs et de l'arbitre, notamment, il avait écarté la version de la victime. Celle-ci n'était pas avare de contradictions et d'exagérations, parlant d'un coup de pied à 90 cm de hauteur, digne d'une «attaque de kung-fu», qui l'avait projeté en l'air dans un «demi-salto».

Expertise pas nécessaire

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral rejette les griefs de l'attaquant. Celui-ci reprochait en particulier aux juges saint-gallois de ne pas avoir consulté un expert. Pour la Cour de droit pénal, une telle mesure d'instruction ne s'imposait dès lors que les témoignages étaient concordants et concluaient à une action de jeu malheureuse.

Pour Mon-Repos, l'instance cantonale a écarté à bon droit les lésions corporelles par négligence dès lors que le gardien, selon ses dires et ceux des personnes présentes, a glissé les pieds devant avant de heurter l'autre joueur. Certes, l'arbitre avait considéré qu'il y avait jeu dur, d'où l'avertissement.

Pour autant, l'arbitre n'avait pas jugé que le comportement du portier était agressif ou que son comportement était intentionnel. Outre le carton jaune, aucune mention particulière n'avait été inscrite sur la feuille de match. (arrêt 6B_1060/2019 du 15 janvier 2020).

(nxp/ats)