Biodiversité

17 mars 2011 14:57; Act: 17.03.2011 15:16 Print

Le chat sauvage fait son come-back

L'espèce très menacée semble se réinstaller dans les forêts du Jura, selon une étude commandée par l'Office fédéral de l'environnement.

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Contrairement au chat domestique qui est d'origine africaine, le chat sauvage à lui des aïeux européens. © WIKIMEDIAS COMMONS

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Les chats sauvages sont de retour en Suisse. Ils semblent particulièrement apprécier les forêts du Jura. C'est ce qui ressort d'une étude publiée jeudi par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). La population de ces félins, qui peuvent être confondus avec un chat tigré domestique, pourrait être de plusieurs centaines d'individus.

Une fourchette de 159 à 930 individus

L'étude commandée à un bureau d'écologie et de conseils en environnement par l'OFEV a été menée entre 2008 et 2010 dans les cantons de l'Arc jurassien. Les chats sauvages ont pu s'y établir au cours des dernières décennies grâce au statut de protection dont bénéficie l'espèce en Europe. Le chat sauvage, qui a besoin d'un réseau dense de forêts et de pâturages, est présent dans de nombreuses parties du canton du Jura, ainsi que dans les régions voisines des cantons de Bâle-Campagne, de Soleure et de Berne. Une petite population se trouve également dans les forêts du versant sud du Jura vaudois. L'effectif en Suisse est estimé entre 159 et 930 individus.

Une espèce «très menacée»

En Suisse, le chat sauvage est protégé. Il figure encore aujourd'hui parmi les espèces «très menacées» de la liste rouge. Victimes d'une chasse intensive au cours des 18e et 19e siècles, ses effectifs ont fortement régressé dans le Jura. L'espèce s'est même éteinte sur le Plateau. Les résultats du dernier recensement et les échanges entre la population de chats sauvages suisse et celle, plus nombreuse, du Jura français permettent d'envisager une révision de la catégorie de menace. Le statut définitif sera fixé l'année prochaine, dans le cadre de la révision partielle de la Liste rouge des mammifères menacés de Suisse. Un déclassement n'est toutefois possible que si les populations croissantes de chats sauvages ne se mélangent pas aux chats domestiques.

(ap)