Justice valaisanne

07 mars 2011 09:22; Act: 07.03.2011 11:12 Print

Le conducteur du Glacier Express condamné

Le conducteur du Glacier Express accidenté le 23 juillet 2010 à Fiesch (VS) a été condamné à une peine de 150 jours-amende avec un sursis de deux ans.

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Le conducteur du Glacier Express accidenté le 23 juillet 2010 à Fiesch (VS) a été condamné à une peine de 150 jours- amende avec un sursis de deux ans. Il est reconnu coupable d'homicide et de lésion corporelle grave par négligence.

Le ministère public estime que le conducteur n'a pas respecté les consignes de circulation en accélérant trop tôt au sortir d'une courbe. Il s'est également rendu coupable d'entrave par négligence à la circulation ferroviaire, communique lundi le ministère public.

Le mécanicien a été condamné par une ordonnance pénale le 16 février à 150 jours-amende à 100 francs avec sursis, précise le ministère public du Haut-Valais. Il devra payer une amende de 500 francs. Le jugement est désormais entré en force. Les prétentions civiles sont renvoyées devant la justice civile.

L'enquête a démontré que les derniers wagons du train se sont couchés sur le flanc sous l'effet d'une force centrifuge excessive. Le convoi n'a pas déraillé. Le conducteur roulait à 56 km/h au lieu des 35 km/h autorisés et il a accéléré trop rapidement en sortant de la courbe.

Jugement accepté

«Mon client a accepté le jugement», a déclaré à l'ATS son avocat Peter Zengaffinen. Il a reconnu avoir fait une erreur qu'il est prêt à payer, précise l'avocat qui estime que la condamnation n'est pas excessive.

La compagnie ferroviaire Matterhorn Gothard Bahn (MGB), qui exploite le Glacier Express, a pris connaissance du jugement. Elle conserve le conducteur dans ses rangs. La condamnation ne change rien à cette situation, a précisé Christoph Kronig, porte-parole du MGB.

Employé depuis de nombreuses années par le MBG et conducteur de locomotive durant près de dix ans, il n'a jamais fait l'objet de la moindre récrimination, a dit M. Kronig. Mais désormais il n'est plus affecté au service de la circulation.

Les prétentions civiles devraient être couvertes par l'assurance responsabilité civile de la compagnie. Cette dernière est aussi assurée pour les dégâts matériels, a précisé M. Kronig.

Investissements prévus

L'accident avait coûté la vie à une Japonaise de 64 ans et blessé 42 autres personnes dont une trentaine de touristes japonais. Au total 38 personnes avaient été hospitalisées dont neuf dans un état grave.

Suite à l'accident la compagnie a pris un certain nombre de mesure de diminution de vitesse sur quelques tronçons supplémentaires pour des raisons de sécurité. Des investissements sont prévus dans le matériel roulant et les infrastructures pour répondre au soucis sécuritaire.

(ats)