Trafic aérien

30 juillet 2014 10:03; Act: 30.07.2014 12:43 Print

Le long parcours des bagages non réclamés

Dans les aéroports, des valises et des bagages ne sont parfois pas récupérés. Les compétences de détective des employés de Swissport à Genève et à Zurich sont alors sollicitées.

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Retrouver le propriétaire d'une valise peut être un véritable casse-tête. (KEYSTONE/Ennio Leanza) (Photo: Keystone/Ennio Leanza)

Une faute?

Il est relativement rare de voir des bagages laissés à l'abandon sur le tapis roulant. Selon Swissport, à Genève, le nombre de cas de valises mal acheminées ou arrivant avec retard à destination pour 10'000 passagers est en effet en moyenne de 6. A Zurich, ce chiffre s'élève à 4 pour 10'000 passagers.

La plupart du temps, les bagages perdus retrouvent leur propriétaire grâce au ticket qui y est accroché et sur lequel est inscrit un code informatique. La tâche se complique si cette étiquette a été arrachée et que personne ne réclame le sac ou la valise en question. Les employés de Swissport sont alors obligés de mener une enquête policière.

Ils recherchent parmi les habits sales, les souvenirs et le nécessaire de voyage un indice permettant de découvrir à qui appartient le bagage non réclamé. Souvent, ils tombent sur des documents irréfutables, comme la photocopie d'un passeport ou une facture d'hôtel.

Mauvaises surprises

L'ouverture des bagages non réclamés n'est pas toujours une tâche agréable. «Nos collègues de la section Lost & Found ont vu de tout, même des animaux morts ou des légumes exotiques, qui devaient être identifiés», a déclaré la porte-parole de Swissport Sabine Fernandez, interrogée par l'ats.

Lorsque l'enquête ne fournit aucun indice valable, la valise et les marchandises non périssables qu'elle contient sont alors conservées cinq jours dans un entrepôt. Si au terme de ce délai, personne n'est venu réclamer le bagage, Swissport prend alors contact avec la compagnie aérienne qui l'a transporté.

Swiss, par exemple, achemine les bagages non réclamés à Berne et les garde pendant trois mois. Vient ensuite le temps de la liquidation. Les objets utilisables, rares ou de valeur sont conservés pour être vendus aux enchères lors du dénommé «Baggage Bazar».

Opération charitable

Cette manifestation se déroule en général tous les deux ans à l'aéroport de Belp, à Berne. Dans un hangar, les vêtements, les appareils électroniques, les poussettes, les produits de soins pour le corps, et autres souvenirs non réclamés, ainsi que les valises, sont vendus au plus offrant.

Lors du dernier «Baggage Bazar», en juin 2013, Swiss a récolté 22'000 francs. La compagnie aérienne ne tire aucun bénéfice de ces opérations. L'argent ainsi gagné est reversé à l'association SOS Villages d'Enfants.

(ats)