Assemblée du PBD

05 mai 2012 15:51; Act: 05.05.2012 16:01 Print

Le nouveau président prône l'autonomie

Martin Landolt est le nouveau président du parti bourgeois-démocratique (PBD). Les délégués réunis en assemblée l'ont élu samedi à Glaris. Le Glaronais âgé de 43 ans succède au conseiller national bernois Hans Grunder.

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Les délégués du PBD ont élu Martin Landolt samedi. (Photo: Keystone)

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M. Landolt était le seul candidat. Trois ans et demi après sa fondation, le PBD s'est à nouveau réuni à Glaris, où il s'est constitué en 2008 après sa scission avec l'UDC. Quelque 200 délégués étaient présents.

Dans son allocution, Martin Landolt a promis que sous sa présidence aussi, le PBD allait contribuer avec pragmatisme et soin à la recherche de solutions. «Nous n'allons pas nous demander quoi dire pour obtenir le maximum d'applaudissements et faire un show».

Le succès ne doit pas non plus être le seul objectif du parti: il sera «un effet secondaire bienvenu» du travail bien fait. Martin Landolt a souligné qu'il entend profiler davantage le PBD. Le parti entend également croître, en Suisse romande surtout, «une région très importante pour la Suisse».

Martin Landolt a catégoriquement rejeté l'idée d'une fusion avec un autre parti. «En aucun cas, nous n'abandonnerons notre autonomie», a-t-il dit.

Appui du fondateur

Le président sortant Hans Grunder, 55 ans, qui a dirigé le parti depuis sa fondation, lui a apporté son soutien: «Notre maison est construite. Nos plans et notre programme sont définis et les frontières par rapport aux autres formations sont claires», qu'il s'agisse du PDC ou autre.

«Nous avons fondé le PBD, parce que la Suisse a besoin de nous», a ajouté Hans Grunder dans son discours d'adieu. Pour lui, les citoyens l'ont prouvé, en particulier lors des élections fédérales de l'automne dernier.

Pour Martin Landolt, celles-ci ont figuré parmi les plus grands succès de son prédécesseur, ainsi que la réélection de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

Différend fiscal

Dans son discours, la présidente de la Confédération a surtout évoqué la politique des finances, son ministère. Les négociations dans le différend fiscal avec les Etats-Unis seront ardues, a-t-elle pronostiqué. L'élaboration d'une stratégie de l'argent propre n'est pas facile non plus: «Il n'y a pas d'esprit de corps, ni parmi les banques, ni parmi les partis».

Pour résoudre les problèmes en lien avec le secret bancaire en Suisse, le Conseil fédéral entend proposer ces prochains mois une révision globale du droit pénal fiscal. Il s'agira notamment de savoir comment poursuivre la soustraction fallacieuse d'impôt. Un premier projet a été renvoyé dans les offices concernés en raison de «divergences juridiques», a-t-elle précisé.

Non au «managed care»

Surprise lors des mots d'ordre: les délégués recommandent le non au «managed care» soumis au vote le 17 juin. La décision a été prise par 100 voix contre 75 et 5 abstentions. Les critiques sont venues des sections romandes surtout. En fin de compte, la révision n'apporte que des inconvénients, ont argumenté les adversaires de l'objet.

Auparavant, le comité directeur avait pourtant recommandé à la base de soutenir la révision de la loi sur l'assurance maladie. Le conseiller national bernois Lorenz Hess et nouveau vice-président du PBD a tenté de convaincre l'assemblée qu'il valait la peine d'essayer de renforcer les réseaux de soins. La gauche s'y oppose uniquement parce qu'elle veut la caisse unique, a-t-il avancé.

Non, presque unanime, aussi à l'initiative de l'ASIN «accords internationaux: la parole au peuple!», cette fois en accord avec la direction du parti. Quant à l'initiative «accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement», le PBD donne la liberté de vote.

Le président sortant Hans Grunder a expliqué que le parti avait certes soutenu la dernière initiative sur l'épargne-logement, mais que le peuple l'a rejetée en mars. L'objet était déjà contesté au sein du parti, certaines sections cantonales s'étant prononcées contre, a-t-il rappelé. Les trois objets sont soumis au peuple le 17 juin.

(ats)