Connyland

13 mai 2012 09:55; Act: 13.05.2012 15:52 Print

Le parc investit 200'000 francs dans la sécurité

par Olivia Fuchs - Le parc animalier à Lipperswil (TH) est persuadé que leurs dauphins ont été empoisonnés. Plusieurs caméras et des détecteurs de mouvement ont été installés tout autour de l'aquarium.

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Le propriétaire de Connyland croit dur comme fer à un empoisonnement des mammifères marins. (Photo: keystone)

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Roby Gasser en est persuadé: «Je suis sûr que les dauphins ont été empoisonnés.» Depuis le début de l'affaire Connyland, son propriétaire a toujours défendu cette thèse controversée. Afin de protéger au mieux son parc et ses animaux, Roby Gasser a transformé le lagon de 2835 mètres carrés en zone à haute surveillance. «Nous avons renforcé les dispositifs de sécurité avec des caméras et des détecteurs de mouvement», a-t-il confirmé au «Sonntag». Dès que quelqu'un s'approche trop près des dauphins, Roby Gasser reçoit immédiatement un message sur son téléphone portable.

Opiacés dans l'urine

Mais toutes ces nouvelles mesures ont leur prix: «Nous avons investit plus de 200'000 francs dans la sécurité», a affirmé Gasser. Les dernières informations, selon lesquelles des opiacés ont été retrouvés dans les urines des deux dauphins morts en novembre 2011, ont suscité une vague de réactions de la part de la population. «Nous recevons des lettres et de e-mail injurieux. Mais beaucoup nous soutiennent et nous disent de tenir bon», a raconté Roby Gasser.

Effets secondaires

Le propriétaire de Connyland vient également de recevoir une expertise de Christopher Dold, chef vétérinaire du fameux parc aquatique Sea World aux USA. Pour traiter ces quelques 100 mammifère marins, l'américain utilise le même antibiotique que Gasser, soit le Metronidazol. Ni Christopher Dold, ni ces collaborateurs n'auraient constaté des effets secondaires sur les animaux. Mais le vétérinaire cantonal thurgovien ne partage pas cet avis. Selon l'expert, cet antibiotique aurait provoqué des lésions dans le cerveau des animaux. Rejetant ainsi la thèse de l'empoisonnement.

Lésions cérébrales

Pour le directeur du Connyland, Erich Brandenberger, le rapport du vétérinaire cantonal comporte une «contradiction majeure». Car selon l'expertise officielle, les mammifères marins seraient morts à cause d'une lésion dans le système nerveux central. Mais, selon Brandenberger, les effets secondaires des antibiotiques ne peuvent uniquement être décelés dans le système nerveux périphérique.