Suisse

29 décembre 2015 14:13; Act: 29.12.2015 15:00 Print

Le permis pour les strip-teaseuses prend fin

L'Office des migrations a confirmé mardi que ce programme pour les étrangères sera supprimé en 2016.

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Quelque 751 femmes ont reçu ce type de permis de travail, en 2014. (Photo: Reuters/Photo d'illustration)

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Plus de 700 strip-teaseuses étrangères ont reçu un permis de travail spécial de la Suisse en 2015, profitant pour la dernière fois de ce programme controversé qui prendra fin au 1er janvier, a indiqué mardi l'Office fédéral des migrations à Berne.

La Suisse avait lancé ce programme en 1995 pour les femmes étrangères qui voulaient venir comme danseuses de cabaret, sur la base d'un permis de travail valable huit mois dans l'année.

Rôle de protection

Ce programme, réservé à des étrangères non européennes, avait pour objectif de protéger ces femmes qui auraient pu tomber dans les mains des trafiquants du sexe ou de proxénètes.

Après une enquête approfondie, les autorités ont décidé en 2014 que ce programme ne jouait plus un rôle de protection, car certaines danseuses, titulaires de ce permis appelé «permis L», tombaient dans la prostitution peu après leur arrivée en Suisse.

Soutiens et critiques

En 2014, quelque 751 femmes avaient reçu ce «visa de strip-tease» et 712 en 2015, selon des chiffres arrêtés en octobre. Depuis 2005, plus de 10'700 personnes ont bénéficié de ce type de visa.

Les danseuses en provenance de Russie, de République dominicaine et de Thaïlande étaient les plus nombreuses à recevoir cette autorisation, dont les défenseurs affirment qu'elles permettaient à ces femmes de bien gagner leur vie en Suisse et d'envoyer des fonds à leurs familles restées au pays.

Cependant, les opposants à ce programme ont dénoncé les cas de corruption, émanant de trafiquants et d'intermédiaires véreux qui demandent de l'argent aux femmes pour les aider dans leurs démarches pour obtenir le précieux visa.

(nxp/afp)